L’ancienne abbaye Sainte-Marie d’Arles-sur-Tech, ceinturée dans le choeur historique de ce village du haut-Vallespir au patrimoine architectural d’exception, date du XIe siècle

Si le début des travaux de sa fondation remontent effectivement au XIe siècle, ce n’est qu’aux XIVe siècle que l’édifice a pu être terminé. Le site est dominé par les styles roman et gothique. Il est classé bien évidemment « Monument Historique », et ce depuis 1862, avec de nouvelles phases de protection listées en 1908 et 1929

Adossé au flanc sud de l’église, le cloître d’Arles-sur-Tech demeure un exemple unique de l’art gothique languedocien en Roussillon. En effet, rien ne subsiste du cloître roman d’origine. Le cloître actuel, construit sur les anciennes fortifications de l’abbaye, est l’oeuvre de l’abbé Ramon Desbac (1261-1303). C’est le premier cloître de style gothique qui a été bâti dans l’actuel département des Pyrénées-Orientales. Les matériaux marient le marbre blanc de Céret (Vallespir) et la pierre de Gérone (Espagne) pour les colonnes (sources : Wikipédia)

Au centre du cloître se trouve la « Croix du Grain » (la Creu del Gra). Cette croix date du XVIe siècle. A l’origine, cette croix serait celle d’un calvaire à l’entrée du village. Elle a été récemment déplacée dans le cloître pour la protéger. Son nom s’explique par la boule de fer prisonnière de sa base, chef-d’oeuvre du savoir-faire des forgerons catalans. Elle a été classée comme « MH » par la liste de 1862

Près de l’entrée de l’église se trouve un gisant incrusté dans le mur. C’est celui de Gaucelme de Tallet, mort en 1211. Cette sculpture est l’oeuvre de Raymond de Blanya. Sous ce gisant se trouve un sarcophage paléochrétien daté du Ve siècle appelé « La Sainte Tombe ». Ce tombeau, source de nombreux fantasmes et légendes, est inaccessible – sauf sur rendez-vous – hors périodes estivales. C’est la raison pour laquelle vous n’en verrez rien dans notre reportage photographique ci-dessus.