Cette aventure hors du commun, David l’a débutée le 12 septembre dernier…
Son départ de Belle Île en Mer s’est fait sans tambour ni trompette… à l’image de cette longue route 2018, à l’image même de tous ces héros des océans et le premier d’entre eux évidemment : Bernard MOITESSIER !
C’est avec la même simplicité, la même humilité mais cette folle envie de liberté que David ce jour-là quittait ce petit quai Bellilois pour inscrire à jamais son nom sur la tablette des Tourdumontistes. Depuis déjà plusieurs mois, nous étions des privilégiés, une toute petite équipe, chacun sa spécialité, chacun son rôle, nous voulions voir aboutir ce projet. David, lui, était comme un poisson dans l’eau ! Jamais je ne l’ai vu stressé ni inquiet, dans cette préparation à Argelès-sur-Mer, a aucun moment je ne l’ai vu résigné ni même trop sûr de lui.
Régulièrement il nous disait : « 80 % du résultat de cette Longue Route est acquis avant le départ, dans la conception et la préparation du bateau… le reste relève de la météo et de la gestion du matériel et ça, ce sera mon job ».
C’est je pense le propre de ces navigateurs, ce clan dans lequel tu ne rentres pas par hasard, ce clan dont ses membres ont la chance d’être seul aussi longtemps et de pouvoir penser sans être parasités. Alors qu’aujourd’hui le record du Tour du Monde est constamment menacé sur les maxi catamarans, David, lui, sur Toto, pour son centième jour en mer navigue toujours sur les 40èmes au large de l’Australie.
Nous l’avons eu avant-hier soir par téléphone… sur son Eridium… les news sont donc fraîches mais moins que la température qui l’entoure…
« Après avoir contourné un assez long anticyclone, je me suis bien reposé. Ce week-end les dépressions vont s’enchaîner et je risque d’avoir des vents assez forts, je devrais donc avancer plus vite ! J’ai un panneau solaire en panne et je vais essayer de résoudre la connexion, mais je suis assez pessimiste… Mon speedo ne fonctionne plus très bien, des anatifes doivent être accrochés à la coque et donc dévier le flux d’eau… C’est ennuyeux car mon pilote s’en trouve moins performant… Il faudrait que je plonge pour nettoyer, mais cette sempiternelle houle de travers et l’eau à 10 degrés, ce n’est pas le top ! Il me tarde de passer l’île Stewart sous la Nouvelle Zélande et d’entrer enfin dans le Pacifique, j’aurai vraiment l’impression d’avoir franchi une nouvelle étape et d’être sur le chemin du retour ».
Voilà mes amis, les Fan’s, les fidèles les passionnés de belles et grandes aventures, David sur son bateau Toto n’a pas fini de nous faire rêver, et à deux jours de Noël c’est vraiment un très beau cadeau qu’il nous fait là !
Bonnes fêtes à tous !

 

Les Fan’s de Toto.