Au fond, à la sortie de Perpignan Sud, on devine les tours de la ville nouvelle du Moulin-à-Vent… L’ancien sénateur-maire de Perpignan, comme on dit, doit se retourner dans sa tombe !

 

C’est un spectacle auquel quotidiennement des milliers d’usagers de la SNCF qui empruntent le TER sur la ligne Perpignan – Cerbère/ Portbou sont confrontés : décharges sauvages, cabanisation, campements illégaux et casse-autos défilent de part et d’autre de la voie ferrée entre Perpignan-la-Catalane et Argelès-sur-Mer-la-Naturelle, sans que cela ne semble émouvoir les pouvoirs publics, les élus et les écologistes, pourtant si prompts à réagir et à s’émouvoir, à crier au scandale lorsqu’on écrase une marguerite… Drôle d’époque !

Alors que collectivités territoriales – Région, Département, Intercommunalités… – et professionnels du tourisme investissent annuellement des millions d’euros, participent à des centaines de « réunionites » pour rendre notre territoire plus attractif : c’est un spectacle visuel de désolation, digne d’un territoire abandonné et inhospitalier qui s’offre aux visiteurs. Et personne ne bouge ! Heureusement, sur cette liaison ferroviaire, qu’il y a encore le Canigou et son superbe sommet enneigé en fond de carte postale.

Les autorités, quelles qu’elles soient, d’où qu’elles viennent, seraient bien inspirées de prendre ce problème à bras-le-corps.

Comment nos décideurs tolèrent-ils une telle situation, un tel scandale, c’est l’économie touristique du département qui est en jeu ?!…