Chaque année, c’est la même rengaine, la même ritournelle… En fait, la « saison » ne démarre « plein pot » qu’aux environs du 10 juillet pour s’achever aux alentours du 20 août. Peut-être, selon les secteurs d’activités, a-t-on gagné une semaine en fin de haute saison estivale, pour aller jusqu’au 25 août, mais le « plein » côté affluence ne va guère au-delà de cette date.

Ce qui change cette année, c’est que début juillet, sur le littoral roussillonnais en tout cas, il y a déjà un monde fou sur les plages et dans les stations balnéaires. On a l’impression que la traditionnelle période baptisée de « haute saison estivale » (et qui s’étire donc de mi-juillet à mi-août), est en avance d’une bonne dizaine de jours. Hier dimanche 1er juillet, par exemple, toutes les aires de stationnement de Collioure et d’ Argelès-sur-Mer affichaient complet dès le milieu de la matinée ! La veille, samedi soir, il était impossible de se garer dans Argelès-plage

Bref, côté touristes l’affluence estivale est bien là. Comme on dit : « ça grouille » de monde.

C’est dans le « bizness » que rien ne va plus. Certes, vous trouverez toujours une enseigne, un lieu commercial, où l’augmentation du chiffre d’affaires, par rapport à la même époque de l’année dernière, est conséquent, valorisant. Cela s’appelle « l’exception qui confirme la règle ». Car en règle générale, en ce début de saison, le commerce local lié à l’activité touristique va plutôt mal… alors que, répétons-le, le monde est là !

Avant de s’engager dans une quelconque analyse économique « de plein fouet » sur cette étonnante situation – de crise ou pas ? – la semaine qui vient sur le calendrier sera décisive : la fin de l’Euro de football (qui a fait que nombre de supporters ont d’abord préféré suivre les rencontres depuis leur mobil-home, tente et autre hébergement) et les conditions climatiques sont autant de paramètres dont il faut tenir compte également, pour partie non négligeable, avant de se lancer dans la moindre réflexion.