Ce village peuplé d’environ seulement 150 habitants – Qui a compté jusqu’à 1 000 Montlouisiens au recensement de 1886 (dont près de 400 personnes en garnison) ! – cumule nombre d’originalités, à commencer par celui d’être le village fortifié le plus haut de France… il est également « l’une des neuf villes créées ex nihilo par Vauban (dont six dans l’Hexagone), et certainement la mieux conservée, tant d’un point de vue architectural que dans sa vocation originelle de place militaire » (sources Wikipedia)

 

 

Au carrefour, toujours stratégique, de trois territoires – Cerdagne, Confient et Capcir -, Mont-Louis bénéficie d’un climat exceptionnel : « On y jouit d’un air un peu froid à la vérité, mais si sain que les habitants m’ont dit leur être ordinaire d’y vivre des 80 ou 90 ans jusqu’à 100 ans… », aurait rapporté Vauban, selon les historiens.

Au-delà d’abriter aujourd’hui encore le Centre National d’Entraînement Commando (CNEC), Mont-Louis est aussi un centre d’essais sur l’énergie solaire.

Cet été, le village est revenu sous les phares de l’actualité, avec la fameuse montée de Mont-Louis qui a été grimpée lors de la 15e étape du Tour de France 2021 (Céret-Andorre-la-Vieille), à 86,3 kilomètres après le départ de Céret. Wout Poels est passé en tête. Le Tour a permis de mettre en lumière un certain art de vivre montlouisien.

Pour l’occasion, les touristes ont afflué plus que d’habitude entre les remparts (classés en 1922 au titre des Monuments Historiques), découvrant certes un patrimoine d’exception (les fortifications font partie des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008), mais également des commerçants et des artisans au savoir-faire unique et authentique.

Dans une grande diversité de paysages, plus grandioses les uns que les autres, Mont-Louis et son attraction géographique offre un kaléidoscope de panoramas naturels sur les Pyrénées Catalanes, de caractères, une terre magique où le soleil règne en maître, où le visiteur ne peut qu’être saisit d’admiration.

 

*(avec l’aimable autorisation de Jean-Michel Martinez, directeur de la rédaction du Journal Catalan – article publié dans le N° 200 de la version papier – septembre 2021)

 

LE LAVOIR : en 1850, le remaniement de la fontaine Saint-Louis permet l’alimentation en eau du lavoir. Les « bougadères » (lavandières) y lavaient leur linge dans une eau glaciale… Dans ce lieu de rencontre, les mains se réchauffent dans l’eau chaude d’un seau, tandis que les langues s’activent au rythme des battoirs…

 

LE REGENT : c’est le premier bistrot sur la gauche en entrant dans les remparts de Mont-Louis, tenu par le sémillant Laurent Raufast. C’est surtout le rendez-vous de tous les supporters de l’USAP en Cerdagne-Capcir ! En arrière-plan, le cadre-miroir qui rend hommage justement au célèbre club de rugby à XV, a été réalisé de mains de maître par Jean Pimentel (MCPP), peintre en bâtiment à Bolquère.

 

 

LE CENTRAL : évidemment, les supporters des Dragons Catalans, l’autre grand club de rugby (à XIII) du Roussillon, se devaient d’avoir leur propre bar… Et c’est la sympathique Kari qui est aux commandes de ce bar-restaurant-PMU, situé à quelques dizaines de mètres à peine du Régent, en s’engageant vers le centre du village, rue du Lieutenant Pruneta.

 

NOSTALGIE : les rues du village offrent des scènes originales et atypiques.