Les pelouses du front-de-mer, situées notamment dans le secteur maritime compris entre le casino-discothèque Playa Club et l’esplanade Charles-Trenet, à Argelès-plage, c’est-à-dire là où se trouvent les plus beaux restaurants, bars et brasseries de la station balnéaire, fréquentés au quotidien par des milliers de consommateurs, sont totalement à l’abandon.

Le spectacle de sècheresse, ou plutôt de désolation, offert aux smartphones est digne des zones les plus désertiques et arides de la planète.

Hier à midi, soulevé par un vent qui a provoqué une véritable tempête de sable sur la plage, la terre qui a remplacé la pelouse a fait que toutes les terrasses des établissements étaient infréquentables.

 

Comment les responsables municipaux en charge du tourisme à la Ville d’Argelès-sur-Mer – s’ils existent ? – peuvent-ils tolérer une telle carte postale en haute saison estivale ? Alors que les routes qui mènent aux campings, du côté de Taxo et de Charlemagne, sont éclairées comme les Champs Elysées en plein mois de décembre, janvier et février – alors que l’hôtellerie de plein air est en berne à cette période là… – on n’est pas capable d’arroser et d’entretenir une promenade qui longe sur moins de 500 mètres des lieux de convivialité dont on croyait qu’ils étaient la fierté de la station… C’est aussi là, sur ce front-de-mer, cette promenade magnifique, que les commerçants investissent chaque année des centaines de milliers d’euros dans leurs établissements face à la Méditerranée, pour faire d’Argelès-plage « LA » station balnéaire en pointe du littoral roussillonnais.

La municipalité a tort de laisser à l’abandon, de négliger un site qui, l’aurait-elle oublié ?, est quelque part sa poule aux œufs d’or. Drôle d’époque !