C’est le lundi 6 juin 2011, à 10 h 30, que sera signé l’acte de vente entre la Ville du Barcarès et le Groupe Partouche, concernant donc le rachat du célèbre paquebot ensablé, Lydia, par la mairie.
Le moment sera à n’en pas douter historique pour la commune, tant le Lydia est devenu au fil des ans une sorte de « tour Eiffel » pour l’ensemble du littoral roussillonnais. Il est incontestablement un puissant phare touristique et attractif sur la Côte catalane française, et cela n’a échappé à personne, surtout pas à Mme Joëlle Ferrand, maire, à la tête de la station balnéaire des Pyrénées-Orientales qui consacre à l’animation estivale le plus fort budget départemental. Ainsi, puisque tel est le voeu de la municipalité qu’elle dirige (le conseil municipal du Barcarès a approuvé cette transaction par 20 voix pour et 4 contre), le « paquebot des sables » Lydia viendra-t-il rejoindre un inventaire et une programmation d’été (re)connus par nombre d’acteurs et de décideurs de l’activité économico-touristique.
Le montant de la vente, comme nous avions été les tout-premiers à l’annoncer le 1er avril dernier, devrait se situer à hauteur de 1 590 000 euros. Rappelons quelques chiffres qui ne sont pas inintéressants, loin s’en faut : la superficie totale du site que reprend donc en main la commune est de 11 000 m2 (pour le paquebot), avec un parking en front-de-mer de 8 000 m2 qui deviendra entièrement public dans la foulée de ce rachat. Les ambitions municipales dans le Lydia sont légion : en faire un lieu culturel permanent, une sorte de musée autour de la fabuleuse aventure de ce paquebot, avec des expositions, un diaporama historique sur la naissance de la station, un restaurant gastronomique (qui sera confié vraisemblablement à un chef-cuisinier étoilé), le réaménagement de plusieurs salles en « espace congrès », un bar dansant, un club de plage… Bref, Mme Joëlle Ferrand et son équipe municipale espèrent faire des lieux « un complexe de loisirs nouvelle génération, utilisant toutes les technologies modernes, etc-etc », et pour ce faire elle va engager des réflexions tous azimuts autour du site. D’ici la fin de l’été, Mme le maire du Barcarès pourrait dévoiler « les pistes que nous écartons et donner celles que nous retenons », même si déjà de nombreuses idées semblent bien engagées.