L’orchestre Ely BUXEDA.

Une nuit de folie, hier soir, place de la République, au village d’Argelès-sur-Mer.

Hier soir, place de la République, dans le cœur historique du village d’Argelès-sur-Mer, du haut de ses 95 ans (au moins… il est né en 1923), Ely BUXEDA, « Monsieur BUXEDA », a littéralement enflammé la foule avec son orchestre. INcrevable, INépuisable, INfatigable, INdestructible, INoxydable, INaltérable, mais aussi INdomptable, INvincible : Ely est tout ça à la fois, il est « INdémodable », il est « IN » tout simplement.

Il a connu le succès à l’époque où Barry WHITE chantait « you’re the first, the last, my everything » et Billy PAUL « your song », il était déjà sur scène tandis que DALIDA entonnait « Bambino » & « Gondolier », il était toujours là avec le même succès quand les baffles crachaient du Earth, Wind & Fire et des morceaux de Kool & The Gang, sans oublier Patrick HERNANDEZ et son légendaire « born to be alive », et encore Gloria GAYNOR avec « never can say Goodbye » en pleine période disco. Et il est toujours là quand Julien DORé sublime en musique Porto-Vecchio et câline la plage coco… Même les rappeurs en cours, les Maître GIMS, les Kendji GIRAC et autres L’ALGéRINO, LOUANE, David GUETTA-Martin SOLVEIG (…), n’ont pas réussi à le ringardiser. « Monsieur BUXEDA » a un style, du style, son style, un point c’est tout. Ely est gravé à jamais dans le juke-box du siècle.

Depuis un nombre incalculable de décennies, partout où il se produit localement, de la Côte Vermeille à la Salanque, en écumant la plaine du Roussillon, de la place Paul Reig à Banyuls-sur-Mer jusqu’à la plage du Racou à Argelès-sur-Mer plus fidèlement et historiquement, Ely incarne une ambiance, une atmosphère, un climat, à la fois indéfinissable (on revient au « IN » !) et inusable.

Avec lui, impossible de s’asseoir et de rester les bras croisés. Dès qu’il apparait sur scène au beau milieu de son orchestre, ou en terrasse d’un restaurant solitaire avec son saxophone, ça déménage, ça part forcément « en live » (c’est une belle image), dans tous les sens. Il est incorrigible. Comme tous les passionnés. C’est un jazzman. On l’imagine immortel, entre Duke ELLINGTON assis devant son piano, Miles DAVIS et Ella FITZGERALD lui donnant le change. Il a la musique dans la peau, il a la joie de vivre en tête, il a la force et la grandeur d’âme d’un juste, avec une sensibilité extrême, par nature… C’est un géant et pourtant il sait se faire discret, invisible, là où on ne l’attend pas.

 

Ely BUXEDA entre Cathy du café « Vin/ 20 » et Betty CORTèS (photos@T.C.).

 

Hier soir donc, face à la terrasse du café « Vin/ 20 » de Cathy, il a mis le feu, entraînant dans sa musique, dans son cirque, plusieurs générations, de 7 à 77 ans (comme les lecteurs de Tintin), nous replongeant en plein be-bop, pétillant de bonheur en cadence dans la chaleur étouffante d’un été décidément pas comme les autres.

Merci Monsieur BUXEDA pour ce qu’un autre Banyulenc, le docteur André PARCé, célèbre gastronome n’aurait pas hésité à qualifier de « grand moment » !

 

Noël, autre personnalité argelésienne incontournable, sur la terrasse du café « Vin/ 20″… instant inoubliable.

Comme un géant…