Jipé (Jean-Philippe Sarrat) et Juju (Julien Gallos) l’avaient promis : ils l’ont fait, ils ont osé ! Changement de look, changement d’ambiance, changement des tarifs (avec une baisse de 20% sur toutes les consommations par rapport aux tarifs pratiqués l’an passé)… Au Carnaval Café, le changement c’est (vraiment) maintenant.

Il y a d’abord la salle du restaurant, en entrant dans les lieux, à gauche. Totalement revisitée : des chaises de classe d’école, des pupitres pour se mettre à table, aux murs un minitel, un poste de télévision des années 50-60, des luminaires également chiné et fouiné jusqu’au bout du monde de la France rurale suivant un itinéraire calqué sur le calendrier de vide-greniers et de salle de vente.

Du côté des comptoirs, intérieur et extérieur, les filles (emmenées par la sublime Sabria) sont naturellement toujours aussi belles, aux commandes des cocktails et au service, idem pour les bogosses (Christopher & Damien) qui les accompagnent, d’authentiques apollons qui, inévitablement, vous mettent l’eau (ou plutôt le vin) à la bouche.

L’endroit a gardé sa magie légendaire, ainsi que son disc-jockey, Arnaud (Doisy) – dit Dj Noon –  le plus ancien sur la place – la rumeur charrie qu’il aurait officié déjà à la naissance du mariage de l’Homme de Tautavel – mais toujours le plus jeune d’esprit et d’ouverture musicale : de Cerbère aux Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue, il n’a pas son pareil pour mettre le feu au linoléum et pour faire frétiller de plaisir(s) et d’envie(s) toutes les sirènes du bord de mer. Et toujours, en bandoulière sur son visage qui n’a pas pris une ride, son éternel sourire craquant.

A l’entrée, les gros bras (vous pouvez les tâter pour vérifier le temps d’un selfie) ont toujours le cœur tendre, comme des agneaux… mais si vous jouez trop avec le feu, si la bêtise venait en vous en titubant d’un verre à l’autre : méfiez-vous de l’eau qui dort ! On vous aura averti. Une décennie plus loin, on en connait encore et encore des abrutis qui confondent « fiesta » et « baston » et qui restent définitivement interdits de séjour ; regrets éternels. C’est le colosse du Canigou Jean-Luc Gory qui mène le bal. L’impressionnant JLG, passionné de bodybuilding depuis l’adolescence (il a été plusieurs fois champion dans sa catégorie), est secondé en haute saison estivale par Fafa. La force athlétique de Jean-Luc Gory est tout simplement démoniaque. N’insistez pas si vous avez fauté, il est incorruptible, il a les plein pouvoirs de la direction pour agir et réagir en connaissance de cause. Juju qui veille également sur le climat n’est jamais trop loin.

En cuisine, Jean-Christophe Marquet persiste et signe pour une énième saison devant les fourneaux. Juju et Jipé ont raison de lui confier à nouveau les clés de la restauration in situ. Lui aussi est totalement autonome dans le choix des produits, des excès culinaires, des fantaisies gourmandes, etc.-etc. Il a plus d’une création gastronomique à son arc. Il se révèle être un fameux visionnaire s’agissant de certains mariages alimentaires. Sa régularité est (d)étonnante. Exemplaire. A son légendaire tataki de thon, il a ajouté une farandole de mini-tapas carnavalesques à base de charcuteries ibériques artisanales. C’est là sa révolution culinaire de la saison 2015. Et puis n’oubliez pas la série hollywoodienne de burgers (dont celui au foie gras, il est terrible !), la traditionnelle entrecôte de 300 grammes, incontournable dans sa version Carnaval Café lorsque l’on est un Amateur de viande. Elle n’est pas son équivalent dans la station ! Aux côtés de Jean-Christophe Marquet, il y a Gaétan.

 

BAISSE DES TARIFS DE 20% !

L’endroit n’est pas que « tendance », il est aussi « stylé » et « authentique » : c’est certainement LA raison pour laquelle il dure depuis plus de dix ans dans sa version actuelle : indétrônable parce que indémodable.

Entre rues piétonnes bruyantes (aux enseignes trop souvent désorganisées et polluantes), plages surchauffées aux animations « youpla boum – tagada tsoin tsoin », et kébabs vulgaires, Argelès-plage a son havre de paix, ou plutôt sa parenthèse pour une « Dolce Vita » exotique, dans l’esprit canisses aux couleurs terracotta… tout ça pour un été radieux, inoubliable !

Enfin, et ce n’est pas négligeable, le Carnaval Café a tenu compte des nombreuses critiques fleurissant sur internet via les réseaux sociaux, et qui reprochent entre autres à l’établissement « d’être trop cher ». L’endroit a baissé ses tarifs considérablement, jusqu’à 20% par rapport à ceux pratiqués l’an passé. C’est ainsi qu’un verre d’alcool (à consommer avec modération et à ne pas boire si vous devez reprendre le volant) avec adjuvant est passé de 7,5€ (été 2014) à 6€ (été 2015). Une initiative dont nombre d’établissements locaux feraient bien de s’inspirer, tant, parfois, les prix pratiqués relèvent d’une carte ayant pignon sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris ou des clubs de plage du côté de Saint-Tropez ! Mais sans la vue sur les boutiques Haute-Couture ou les yachts…

 

PRATIQUE

– Le restaurant du Carnaval Café ouvrira dès le jeudi 30 avril 2015 pour toute la saison.

– A partir du vendredi 1er mai 2015, l’établissement fonctionnera tous les soirs jusqu’à la fin de la saison.

– Pour tout autre renseignement : Carnaval Café, 14 avenue des Mimosas à Argelès-plage (66700). Tél. 04 68 81 02 06.