Ils sont (bien) là. Peu importe le moyen de transports qu’ils ont utilisé pour venir jusqu’à nous, mais les touristes sont bien là ! A pied, à cheval, à vélo, en triporteur, en camping-car, en auto-stop, en moto, en bateau, en auto, ou en BlaBlaCar, ils sont (presque) tous là pour ce long week-end de l’Ascension. Oubliée la grève des cheminots ! En tout cas, contournée et snobée avec succès.

Fallait voir le front-de-mer d’Argelès-plage, hier à la mi-journée, et jusqu’en soirée, ça ne désemplissait pas dans les bars et les brasseries-restaurants. A 13h, tous les établissements avec vue sur la Grande Bleue affichaient complet. Comme on vous le dit. Comme on vous l’écrit. Pas besoin de poster du personnel « au panneau », ça rentrait de tous les côtés, il suffisait d’ouvrir les portes. Même tendance observée dans les allées piétonnes.

« Quel Bonheur, dans ces moments là, de vivre à Argelès-plage », nous confiait un riverain au patrimoine commercial historique, tandis qu’un autre en rajoutait : « L’an passé, à la même époque, j’étais déjà en chiffre d’affaires à +20%, cette année toujours en cette avant saison je suis à +40% ». A ses côtés, un restaurateur de confirmer : « Au 10 mai de cette année, j’ai déjà fait le chiffre d’affaires du mois de mai de l’an passé. Honnêtement, je pense, j’en suis même convaincu, que la succession de « ponts » cette année nous a énormément servi, même si le temps n’a pas toujours été de la partie ».

En soirée, les bars d’ambiance de la station, comme ici « Le Sirocco » (et le « Taxi Brousse » à l’étage) constituent une véritable attraction pour capter un public jeune et festif. Parmi les établissements du centre-plage qui cartonnent en ce début de saison estivale dans les allées piétonnes et sur le front-de-mer : « Le Sirocco » donc, « l’exotik café »… et la boîte « Central Beach » (chez Chichi), tandis que le navire-amiral des folles nuits argelésiennes, le « Playa Club » (rebaptisé le « Titanic » par les nightclubbers de la côte) peine à (re)trouver une clientèle…