« Nous avons acheté le fonds de commerce du camping Saint Martin à Prats-de-Mollo en septembre 2007, au prix de 320 000 euros.

Peu de temps après notre installation nous avons commencé à avoir des problèmes sur notre habitation déclarée comme telle sur l’acte, mais qui n’a jamais obtenu cette appellation auprès des services concernés (par exemple, pas d’eau chaude avant le début d’après-midi l’hiver car le cumulus était sur le mur arrière de la maison, à l’extérieur et l’eau gelait). Nous avons fait constaté par huissier tous les soucis occasionnés pour en faire part à notre propriétaire, qui n’a jamais effectué les travaux, puisque c’est nous qui les avons fait sans jamais être remboursé.

– mai 2008 éboulement de plus de 100m3 de terre et de roche sur le mur arrière de la maison, les pompiers se sont déplacés et le maire de l’époque, Bernard Rémédi, n’a pas voulu qu’on reste et nous a demandé de partir pour la nuit, c’était trop dangereux. Notre propriétaire n’a jamais fait aucun travaux pour ce problème, nous entrainant des entrées d’eau dans la maison à chaque pluie (nous épongeons régulièrement en 20 et 50 litres d’eau suivant les précipitations).

– à suivre, l’insert de la maison ne fonctionne plus, constat d’huissier car un incendie avait commencé dans la hotte, à cause de câbles électriques à l’intérieur de cette hotte et une très mauvaise installation, nous rachetons donc un poêle, pour avoir du chauffage car une fois de plus notre propriétaire n’a pas bougé (c’est également nous qui avons acheté les convecteurs des chambres car il n’y en avait pas non plus), tout en continuant à payer notre loyer.

– entre temps nous nous sommes rendus compte que les fosses septiques, n’étaient pas des fosses, mais des puits secs et que les 2 situées sur le bas du camping se déversaient en contre bas sur le terrain de notre voisin, puis forcément par infiltration dans le Tech (rivière), (constat du SPANC).

A la vue de tous ces problèmes, nous avons assigné notre propriétaire, au tribunal pour non conformités du camping et demande
d’expertise judiciaire pour que le camping soit entièrement expertisé.

Sa réponse ne s’est pas faite attendre, il nous a aussitôt revalorisé notre loyer à l’époque de 3 000 euros/mois sur 12 mois, pendant trois années en arrière. Se trouvant avec plus de 7 000 euros à payer, nous avons ressaisi le tribunal pour avoir un étalement de paiement et obtenir l’expertise judiciaire du camping.

Le tribunal nous a accordé un étalement de paiement sur 23 mensualités et un solde à la 24ème et un accord pour l’expertise judiciaire, qui a donc été réalisée.

Nous avons toujours réglé notre loyer en temps et en heure, il est vrai la seule erreur est au moment du paiement du solde, c’est à dire la 24ème échéance, nous avons eu un décalage, d’un mois.

Notre propriétaire en a donc profité pour faire valoir la clause résolutoire pour manquement de paiement (mais a quand même encaissé le
solde et tous les loyers depuis deux ans jusqu’à juillet 2015). Ce manquement n’était en aucun cas sur le loyer mais sur son rappel de revalorisation.
Donc ce sont des faits qui remontent à plus de 2 ans, nous avons régularisé, cette échéance, nous avons continué de payer notre loyer, qui est passé depuis plus de 2 ans à  3 504,35 euros/mois sur 12 mois. Nous sommes à jour de tous nos loyers jusque juillet 2015, en août nous avons arrêté de payer car notre propriétaire nous est redevable de plus de 20 000 euros pour trop perçu et qui peut-être ne nous payera jamais (sur conseil de notre avocate).

Ceci dit, nous avons un rapport d’expertise de 900 pages, prouvant que le camping n’est pas en conformité, électrique, entre autre, que les fosses septiques ne sont pas des fosses, que le bâtiment d’habitation est insalubre et que les travaux de remise en état sont urgents, notamment le mur de soutènement sur l’arrière… notre propriétaire doit nous rembourser les radiateurs, l’insert…  et rien, rien a été fait, à pardon si, il a changé les fenêtres et la porte d’entrée, ne solutionnant en rien les problème d’infiltration et d’humidité, champignons et de sécurité sur les personnes. Les meubles de cuisine écroulés par l’humidité et la moisissure n’ont pas été changés malgré la demande de l’expert, c’est nous qui l’avons fait, toujours à nos frais (nous possédons tout un tas de photos et de constats d’huissier).

UN PROPRIéTAIRE QUI FAIT HONTE à LA PROFESSION

Nous avons acheté un fonds de commerce avec un nombre incalculables de non conformités, il y a donc tromperie, une maison qui n’en est pas une
(nous avons développé des allergies, mes filles et moi même, mon conjoint a subi un triple infection à la jambe lorsqu’il avait son fixateur externe à la jambe suite à un accident…) et cette « maison » risque d’être emportée à tout moment puisqu’elle n’a aucune fondation.
320 000 euros de fonds de commerce + plus de 250 000 euros (minimum) de loyers + aménagement sur le camping afin de le rendre plus en sécurité = expulsion au bout de plus de 8 ans d’exploitation et ce
monsieur va récupérer un terrain et va recommencer avec d’autres ?…

Mon conjoint et moi même sommes en dépression, car nous avons tout donné à ce camping, à nos résidents (17) avec qui nous avons tissé de liens
plus d’amitié que professionnel, nous aimons nos clients et ici c’est une famille.

Notre propriétaire fait honte à la profession et nous sommes révoltés de voir ce qu’il a pu faire sans que l’on ne lui dise rien.

Le bâtiment sanitaire qu’il a construit n’a jamais obtenu de conformité et n’a pas été construit suivant les plans déposés, la piscine n’a jamais fait l’objet de demande d’ouverture, il n’y a aucun plan d’évacuation des eaux usées…

Nous avons a disposition les 900 pages de l’expertise judiciaire, le rapport du SPANC, l’expertise du RTM mentionnant les travaux a effectuer
pour la mise en sécurité de l’habitation…

Nous avions écrit au sous-préfet de l’arrondissement de Céret, à la préfecture, à la DDASS (à l’époque), personne n’a jamais bougé, personne n’a pris ses
responsabilités.

Notre maire nous a reçu pour nous lire le courrier du sous-préfet concernant notre expulsion, nous n’avons pas fini la saison, nous avons encore des clients sur le camping, nous n’avons pas averti nos résidents car nous pensions trouver un accord à l’amiable comme l’avait été proposé à notre propriétaire par notre avocate, mais rien. Dans l’expertise judiciaire il y en a pour plus de 300 000 euros de travaux pour la remise en conformité.

Aujourd’hui nous avons tout perdu et nous nous rendons compte qu’en fait nous avons payé pour travailler, car effectivement 3 500 euros/mois, il faut vraiment travailler pour pouvoir les payer et tout cela sans congés et même en étant obligé de travailler à l’extérieur pour subvenir aux besoins de la famille, la saison finie.

Aujourd’hui nous venons de faire une réunion avec tous nos résidents ceux-ci ont décidé de faire tout ce qu’il fallait pour médiatiser les choses. C’est ce que nous faisons en vous contactant ! »