Romain GRAU, député, Jean-Pierre ROMéRO, maire de Port-Vendres, Mme Micheline CAMPS (la maman de Maryse AVALLONE), Aldo et l’une de ses deux filles, Anaïs.

Les très nombreux amis pendant la cérémonie officielle.

 

La plaque est dévoilée… l’émotion est intense.

 

Hier, samedi 7 avril 2018, en fin de matinée, Maryse AVALLONE, qui nous a quittés le 6 octobre 2017, aurait eu 68 ans. C’est aussi la date qu’a choisi Jean-Pierre ROMéRO, maire de Port-Vendres, pour dévoiler sur la plage de Paulilles, où Maryse tenait avec son fils Aldo le restaurant Solé Mio, une plaque municipale portant son nom. Un hommage qui a permis à une centaine de personnes, d’amis, venus certes de Port-Vendres, également en voisins depuis Banyuls-sur-Mer et surtout Collioure, voire de Perpignan et de plus loin encore, de Provence.

Ils étaient tous là. Même le soleil avait tenu à percer de quelques rayons les nuages annoncés par Monsieur Météo. La baie de Paulilles retrouvait des couleurs, ses couleurs !, le parfum de sa végétation… et chacun se mettait à rêver sur des flashes : et si Maryse revenait ?, le temps d’un pied-de-nez, un verre à la main, une cigarette pour le fun, entourée de tous ses amis pour inventer des jeux, des histoires, des chansons, des recettes à boire et à manger, des romans, des livres, des poèmes et des mots… Pour le plaisir, tout simplement, pour parler, parler et encore parler, dans ce lieu unique, cette sorte de fabrique à comptines où peuple et culture écrivent leur propre vocabulaire, avec des charades, des sentiments, des convictions et dans le Respect de toutes et de tous.

Maryse AVALLONE était comme ça, on ne le répètera jamais assez.

La « fée de Paulilles » vivait la vie comme un rébus, sans jamais se lamenter, à travers son kaléidoscope pour mieux voir la beauté de l’apparence. Son langage était drôle, ses yeux le reflet de la Méditerranée en face de laquelle elle vivait jour (depuis la terrasse du Solé Mio) et nuit (par la fenêtre de sa chambre où elle avait disposé son lit face à la mer). Une légende raconte que tous les matins elle allait sur la plage vérifier si son niveau n’avait pas bougé, dès fois qu’elle aurait décidé de prendre la poudre d’escampette !

Elle n’était jamais seule. Parce que, confiait-elle, « c’est comme dans un dictionnaire, un mot tout seul ça ne voudrait rien dire, cela n’aurait aucun sens, aucune définition possible, à part l’Ennui ! ».

  • « Maryse disparue, son sourire, sa voix nous manquent », a exprimé hier matin Jean-Pierre ROMéRO. « Nous allons donc aujourd’hui continuer à honorer sa mémoire, à témoigner de ce qu’elle fût : une amie fidèle, une femme d’honneur, une femme de cœur. Elle était comme un trait d’union entre nous, grande conciliatrice, attentive, à l’écoute, un esprit et un regard libres sur le monde, un témoin infaillible de son époque, de son territoire, de sa ville Port-Vendres qu’elle chérissait. Nous avons tous connu auprès d’elle cette complicité bienveillante dont elle avait le secret, qu’elle prodiguait avec sincérité, talent et succès : Maryse nous faisait du bien. C’est peut-être parce qu’elle est partie que le printemps a pris du retard cette année. Aussi, pour que nous soyons sûrs qu’elle revienne avec la brise légère du matin, sur cette plage BERNADI qu’elle aimait tant, nous avons décidé, notre Conseil municipal et moi-même, d’inscrire son nom à cet endroit où elle a vécu, où elle a passé des moments heureux entourée des siens et de ses nombreux amis, et où elle nous a fait cadeau de tant de bonheurs. C’est ainsi que la plaque apposée là sur ce mur, face à la mer, rappellera à tous ceux qui la liront qu’une bonne fée appelée Maryse a donné à ce lieu magique une âme, une âme avec un grand « A ». Maryse, nous ne t’oublions pas ! ».

Un apéritif a suivi cette cérémonie qui s’est prolongée jusqu’en milieu d’après-midi.

La famille.

Aldo, fils de Maryse et Paulo AVALLONE, et Mme Micheline CAMPS.

 

Les amis.

C’est le très sympathique curé l’Abbé Martin GABET, qui anime les paroisses de la Côte Vermeille, qui a béni la plaque « Maryse AVALLONE » sur la plage BERNADI.

La famille.

Sur la plage abandonnée…