Communiqué de presse.

 

« Ce mardi 27 mars 2018, une centaine d’étudiants de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) se sont réunis dans un amphithéâtre afin de débattre des problèmes (malheureusement trop peu mis en avant par les médias) qui règnent dans les universités françaises.
Une délégation d’une cinquantaine d’étudiants est parti envahir (pendant près de 2h) un Conseil de l’Université (la Commission Formation et Vie Universitaire), afin de faire entendre leurs revendications.
Face au refus de l’instance de porter et valider une motion (relatives aux récents événements à Montpellier) proposée par la délégation étudiante et les élus étudiants dudit Conseil, le Président, contacté par téléphone, a refusé de parler directement aux étudiants mobilisés.
L’évocation de cas d’agressions sexuelles au sein des campus de l’UPVD, face auxquelles la présidence reste encore et toujours muette (malgré les nombreuses remontées de la communauté universitaire), a semble-t-il amusé la vice-présidente Vie Étudiante et Culture de l’établissement, ce qui a choqué les étudiants présents.
Nous avions donc demandé à ce que le président Fabrice LORENTE prenne rapidement position officiellement et condamne les violences ayant eu lieu à l’Université de Montpellier, ainsi que les agressions sexuelles s’étant produites au sein de l’UPVD elle-même. Réponse nous avait été transmise qu’il intimait les étudiants à « prendre un rendez-vous afin de connaître la réponse du Président ».
Suite à la mobilisation ce mardi, et probablement par crainte de l’envahissement du Conseil d’Administration de vendredi, l’Université a finalement posté un communiqué du président relatif aux violences opérées à l’Université de Montpellier la semaine dernière.
Malgré cela, de nombreux problèmes n’ont pas encore trouvé solution : nous attendons donc de rencontrer la Présidence de l’établissement et continuerons notre mobilisation.
Les étudiants de l’UPVD mobilisés en soutien aux victimes des violences universitaires ».

 

Communiqué de presse co-écrit lors de l’AG d’hier avec les étudiant-e-s mobilisé-e-s.