Comme c’est devenu une habitude, on peut même parler ici de tradition, chaque année à pareille époque, à l’heure de la rentrée des classes plus précisément, le magazine L’Etudiant publie le classement général (très attendu) « des villes où il fait bon étudier », d’après une enquête très fouillée de la rédaction…
Suivent plusieurs palmarès – Qui ont conduit à l’élaboration de ce classement général des villes universitaires françaises – concernant notamment la culture, le logement, le rayonnement international des universités… et les sorties.
Bien sûr, pour en arriver là, à ce classement, la rédaction de L’Etudiant a pris soin d’établir un classement des cités étudiantes selon leur taille : « métropoles » (pour les agglomérations de plus de 400 000 habitants), « grandes villes » (de 250 000 à 400 000 habitants) et « villes moyennes » (moins de 250 000 habitants).
Côté sorties : Lille, 1ère dans la catégorie des métropoles, devient plus que jamais « LA » chaleureuse ville du nord ! Suivie de : Marseille-Aix, Grenoble, Nice, Lyon… et Toulouse (très étonnamment tant la « ville rose » nous a plutôt habitué à avoir un caractère festif… Hola !).
Dans la catégorie des grandes villes, c’est naturellement Montpellier qui tient le haut du pavé, suivie de Rennes, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne, Nancy et Rouen.
Enfin, à la catégorie des villes moyennes, la rédaction du magazine L’Etudiant classe en premier La Rochelle, puis : Caen, Amiens, Nîmes, Poitiers, Besançon, Dijon, Angers, Fort-de-France, Brest… Mais pas de Perpignan en vue !
Pour ce classement « sorties », les critères retenus sont : nombre d’étudiants, proportion d’étudiants, nombre de bars, de restaurants rapides et de discothèques rapportées à la population.
Il est vrai qu’il est bien loin aujourd’hui le temps (dans les années 90 encore), où Perpignan s’enorgueillait d’être une cité particulièrement festive – une ville du sud en somme – alignant quelque dix-huit bars-musicaux (il en reste moins de cinq de nos jours), sept clubs ou boîtes-de-nuit (moins de trois désormais), etc-etc.
Le nightclubbing perpignanais a fondu comme neige au soleil en une décennie, privant la jeunesse de la ville de beaucoup d’endroits sympas…
Pire : dans cette déroute nocturne, le chef-lieu des Pyrénées-Orientales y a perdu quelque part son âme de ville méditerranéenne, à l’atmosphère forcément latine et à l’ambiance olé-olé qui faisaient sa fierté et sa catalanité aussi. On ne s’y amuse plus. On s’y ennuie.
Qui aurait pu imaginer un jour que pour un étudiant, le temps des universités, le climat en soirée serait plus festif à La Rochelle et à Besançon, plutôt qu’à Perpignan ? Grrr !