Jimmy Paradis, délégué régional du syndicat le STRASS, communique :

 

« Arrêté par les services de Police, le lundi 17 février, pour avoir vendu sa petite amie dans son appartement de Perpignan, via des annonces sur le web et les réseaux sociaux, le STRASS – association nationale qui lutte contre les réseaux mafieux et le proxénétisme – félicite les enquêteurs perpignanais pour ce travail de lutte contre la traite des humains.

Notre département des Pyrénées-Orientales compte une hausse spectaculaire de victimes de la traite des humains, et malheureusement les associations ont de moins en moins de moyens et surtout de possibilités de venir en aide aux victimes, souvent très jeunes, voire mineures. Nous ne comptons que sur la bonne volonté de nos bénévoles pour tenter de faire parler les victimes via Internet, mais les situations se compliquent.

Nous avons maintes fois dans le passé dénoncé les effets de cette prostitution, il y a quelques mois encore… Aujourd’hui les jeunes victimes sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus jeunes nous ne cessons de le répéter ; la facilité du web permet aux mafieux d’agir en toute impunité et de se cacher derrière un masque, alors que le travail des associations de prévention se compliquent.

La fédération départementale et régionale du Strass reçoit des appels quotidiennement de la part de parents inquiets mais aussi de la part d’anonymes victimes qui ont la crainte d’être doublement victimes en dénonçant leur bourreau.
La prostitution, au fil des années, sans loi, sans encadrement, est devenue une toile d’araignée où seuls les réseaux mafieux peuvent encore agir en toute impunité.

Il est essentiel de féliciter le travail des policiers dans cette lutte quotidienne contre la traite des humains ».