Communiqué du Collectif « Riverains Place Cassanyes ».

 

« Arrêtons d’aborder les démolitions sous un aspect politique.

 

D’une part, nous ne sommes pas encore, tout à fait en période électorale et, d’autre part, c’est l’aspect du quartier et ses habitants qui nous intéressent. Il faut arrêter, comme le fait Monsieur AMIEL (NDLR, adjoint au maire de Perpignan délégué à la Politique de la Ville et à la Rénovation Urbaine), d’y voir « un complot politique ». Du reste, il serait souhaitable d’avoir un autre interlocuteur.

 

Encore une fois, nous le redisons, nous ne pouvons faire sans la Ville. Et donc, nous devons travailler en concertation.

 

Concernant l’immeuble en partie détruit (Je rappelle qu’il n’y a jamais eu de date de destruction), nous ne souhaitons pas la continuité de sa destruction. D’une part, c’est devenu pour nous un symbole de notre lutte et, d’autre part, la municipalité a étayé des tas d’immeubles, et certains depuis 2010, pourquoi pas celui-ci et le sécuriser ?

 

Après quoi, nous demanderons une étude pour reprendre le bâti et garder les façades. Je rappelle que ces immeubles, sont une mémoire de l’architecture catalane. Chaque immeuble qui saute pour être remplacé par un bloc de béton uniforme est une perte irrémédiable.

 

Concernant notre combat, nous sommes conscients de la précarité du quartier et il est évident qu’il faut le rénover. Mais il est hors de question d’y faire n’importe quoi et à ce jour la municipalité détruit sans informer les habitants en laissant des places vides et sans intérêt. C’est pourquoi nous demandons un autre interlocuteur que Monsieur AMIEL.

 

Nous voulons, entre autres, connaître la destinée de chaque immeuble impacté par le NPNRU ; ce qui sera détruit, dans la mesure ou il n’y aura aucune possibilité de réhabilitation. Nous voulons savoir à qui seront revendues les parcelles, qui reconstruira et comment ? Nous voulons faire le point avec des techniciens de l’Etat afin de préserver au mieux le bâti en place. Nous voulons, concernant les futures constructions (s’il n’y a pas d’autres choix) que le quartier historique soit respecté. Enfin, nous tenons à aborder l’aspect social du quartier et nous demandons la présence du Département.

 

Nous avons le sentiment d’avoir trop longtemps été abandonnés et notre combat est légitime ».

 

Fabien CANDORET, pour le « Collectif Riverains Place Cassanyes ».