Cela s’est passé dans la soirée d’hier, mercredi 23 janvier 2018.

Jimmy PARADIS, délégué régional Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée du Syndicat des Travailleurs du Sexe (le STRASS), avait été contacté en début de semaine par la production pour se rendre dans les studios de TPMP, à Boulogne (région parisienne), et ce afin de participer à un débat sur le plateau de télévision concernant une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) contre une loi visant à pénaliser les clients de prostitué(e)s.

Finalement, ne pouvant se rendre physiquement dans l’émission, c’est en duplex par téléphone que le Perpignanais Jimmy PARADIS, à l’origine de cette QPC déposée par des associations et le STRASS, a pu s’exprimer et développer ses arguments.

La prostitution relève-t-elle de la liberté d’entreprendre ou de l’esclavage sexuel ? C’est la question à laquelle devra répondre le Conseil Constitutionnel, ce vendredi 25 janvier 2019. Neuf associations, dont Médecins du Monde et donc le STRASS, ainsi qu’une trentaine de travailleurs du sexe, sont à l’origine de cette QPC contre la loi qui prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 3 750€ en cas de récidive pour les clients.

Pour Jimmy PARADIS, « il s’agit là d’une loi qui a mis en danger les travailleurs du sexe car elle réprime le recours à la prostitution même entre adultes consentants (…) ».