Communiqué de presse | Fédération des Industries Nautiques (FIN)

 

« Paris, le 10 octobre 2019 | Le Président de la Fédération des Industries Nautiques (FIN), Yves Lyon-Caen, a été invité par la mission d’information sénatoriale à s’exprimer sur le sauvetage en mer le 17 septembre dernier. Cette mission a été constituée à la suite du drame intervenu aux Sables d’Olonne en juin dernier, qui a coûté la vie à 3 sauveteurs en mer et au marin pêcheur qu’ils venaient secourir.

Lors de cette audition, le Président de la FIN a exprimé des préoccupations pour l’avenir de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Les échanges ont suscité de la part de l’actuelle direction de la structure une vive réaction.

La FIN réitère son attachement au modèle SNSM et au travail de l’ensemble des bénévoles qui, au prix de nombreux sacrifices personnels, jouent un rôle fondamental. Les professionnels du nautisme qui sont regroupés au sein de la FIN coexistent au quotidien avec les bénévoles de la SNSM, dont ils respectent et estiment l’engagement. Les réflexions exprimées lors de l’audition du Sénat visaient exclusivement à soutenir et faciliter leur action.

Depuis plusieurs années, la SNSM fonde sa communication nationale sur la nécessité de pérenniser son modèle. Cet objectif est partagé. Mais les voies pour l’atteindre méritent de poser correctement le sujet et ne peuvent se résumer à un recours massif et toujours plus important au financement public, sous la forme de subventions ou d’une fiscalité affectée.

Déjà en 2016, la FIN avait proposé de soutenir la démarche de développement de la collecte de dons, au sein de la communauté plaisancière et même plus largement. Cette proposition avait été rejetée par l’actuelle direction.

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2020, la commission du développement durable de l’Assemblée nationale vient de décider d’octroyer 4,5 millions d’euros supplémentaires à la SNSM, en lui affectant une partie de la fiscalité du permis plaisance. Les débats sont en cours et la décision appartient aux élus de faire ainsi contribuer les plaisanciers.

La FIN rappelle néanmoins que la philosophie même d’une grande association d’utilité publique, est portée par l’esprit de solidarité. Le bénévolat est un don de soi. Il appelle un don de l’autre. Affecter à la SNSM de nouvelles taxes comme seule réponse à l’avenir de la SNSM risque de transformer en profondeur l’association, sa culture de la générosité et, à terme, d’en modifier radicalement le modèle ».