Oui. Et ils sont trois : Laurence GAYTE, Romain GRAU et Sébastien CAZENOVE, respectivement élus députés l’année dernière dans les circonscriptions IIIème, Ière et IVème des Pyrénées-Orientales.

Et, c’est aussi vrai, on ne les entend pas (beaucoup) monter au créneau pour défendre la politique menée par le gouvernement d’Edouard PHILIPPE, leur gouvernement puisque au sein de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Paris, nos trois parlementaires ici cités siègent dans les rangs de la Majorité en « Macronie »

Pouvoir d’achat, retraites, taxes sur les carburants, taxes d’habitation, etc.-etc., les habitants des P-O aimeraient bien connaître  leurs positions, savoir ce qu’ils en pensent, qu’ils aient au moins face à leurs électeurs le courage de défendre leurs opinions, leurs convictions. Sont-ils pour ou contre la flambée du prix de l’essence et du gasoil, par exemple ? Leur silence vaut-il pour accord ou désaccord ? Dans un sens comme dans l’autre, par les temps de grande inquiétude qui courent, les citoyens ont le droit de savoir, c’est même un devoir des députés de dire maintenant tout haut ce qu’ils pensent.

La chance, ou la force de ces trois députés LaREM des P-O, c’est qu’en face d’eux, politiquement s’entend, il n’y a personne pour les contrer. Ils n’ont pas d’adversaires audibles. Leurs opposants traditionnels, de gauche comme de droite, depuis Les (In)soumis jusqu’au Rassemblement National (RN), sont muets comme des carpes, ou plutôt comme des tombes ! Il faut bien l’admettre, cela est à l’image au plan national des Jean-Louis MELENCHON, Pierre LAURENT, Benoît HAMON,  Sylvia PINEL, Jean-Christophe LAGARDE, Laurent WAUQUIEZ et autres Marine LE PEN qui ont perdu toute crédibilité dans l’opinion publique française. Basta !

Comme à Paris, où le président Emmanuel MACRON a un boulevard devant lui pour dérouler le tapis de ses réformes (dont certaines telle que celle du ferroviaire sont nécessaires), dans les P-O Laurence, Romain et Sébastien n’ont aucun souci à se faire également… si ce n’est du côté du Peuple ! Les partis politiques traditionnels ne l’ont pas vu venir, c’est depuis les rangs des lanceurs d’alertes, des réseaux sociaux, des « vaches à lait », que la colère gronde. Premier rendez-vous : le samedi 17 novembre.

Ce jour-là aura lieu une journée nationale de manifestation – hors les politiques et les syndicats qui depuis mai 2017 nous ont montré et démontré leur incapacité à répondre aux attentes du Peuple – contre la hausse du prix des carburants. Un barrage routier va être mis en place partout en France, P-O compris.

Une Révolution est en marche, ou plutôt en route !