Quelles que soient les raisons – culturelles, économiques ou sociales – nous nous sommes souvent indignés, à juste titre, de la place grandissante dans notre société des robots et autres automates en lieu et place des hommes dans les gestes quotidiens qui nous animent. Caisses automatiques dans les super et hypermarchés, pompes d’essence en libre-service, distributeurs automatiques de billets (les fameux DAB ou GAB des établissements bancaires), messageries vocales, etc-etc : les exemples ne manquent pas, ils sont même légion. Ainsi va la vie, désormais, en société.

Là où ça se complique, c’est lorsque les hommes se prennent eux-mêmes pour des robots, ou en tout cas affichent des réflexes automatiques dans leur gestes professionnels, ne laissant aucune place à la réflexion, ne faisant pas travailler cette machine exceptionnelle et inestimable que les robots n’auront jamais, JA-MAIS : le cerveau humain.

Deux exemples affligeants…

– Cette semaine, le 1er novembre 2011 jour férié tombant un mardi, dans certaines communes des P-O où le ramassage des ordures ménagères devait s’effectuer de manière hebdomadaire ce jour-là, l’enlèvement des déchets n’a pas eu lieu. Logique. Dans une grande commune littorale plus particulièrement, où ce ramassage hors saison estivale s’effectue traditionnellement les mardis et samedis matins, des familles vivant là à l’année ont eu l’idée géniale (puisque aucun autre choix possible) donc de reporter leurs déchets quotidiens au samedi en suivant. Une seule poubelle n’y suffisant pas, ces familles ont tout simplement – et exceptionnellement faut-il le rappeler – utilisé le second bac (couvercle jaune destiné à y déposer uniquement les déchets à recycler…) pour évacuer leurs déchets ménagers quotidiens. Quand les éboueurs sont passés, ils ont vidé seulement une poubelle et ils ont superbement ignoré l’autre bac avec le couvercle jaune, sans prendre soin de jeter un rapide coup d’oeil sur le contenu, parce que celui-ci ne doit être sortie sur la voie publique, dans cette grande commune littorale, que le jeudi… On se croirait là dans un sketch de Fernand Raynaud ou de Coluche, au choix !

– A La Poste, ce n’est hélas « guerre » mieux ! On vous recommande avec une lourde insistance l’installation d’une boîte aux lettres aux normes. Le but est qu’en votre absence des colits puissent y être déposés ; parce que dans ce cas là le facteur possède un double de clés pour ouvrir la boîte magique… Bien. Très, très bien !
Eh bien il arrive quand même que dans cette boîte aux lettres, pourtant spécialement conçue pour recevoir des colis emcombrants, l’usager y trouve un bristol d’invitation à aller retirer un paquet au bureau de poste le plus proche. Il y a vraiment de quoi s’arracher les (derniers) cheveux… D’autant qu’au retour de La Poste on s’aperçoit que le fameux colis retiré au guichet – après une demi-journée de boulot pausée et perdue… Lorsqu’on habite par exemples Saint-Cyprien, Canet ou Argelès et qu’on bosse à Perpignan – pouvait aisément entrer dans la pseudo boîte à malices… Encore faudrait-il faire entrer une telle idée dans la boîte crânienne de certains humains (n’y voyez surtout pas là une mise en boîte des « préposés à… » de notre part !) ; cela s’appelle aussi de la Formation.