De source officieuse, mais en provenance d’instances officielles, dans certaines communes du département des P-O les actes de dénonciation sont devenus la majorité des interventions des forces de l’ordre. Sur le littoral, la délation – puisqu’il faut bien appeler un chat un chat ! – dépasserait même les 70% de ces interventions.

La forte diminution des accidents de la route (et pour cause…) et des cambriolages ont réduit considérablement le boulot des gendarmes et des policiers dans ces secteurs qui traditionnellement constituent le gros de leur travail. Insécurité routière et vols ont été remplacés par des actes de délation (en cascade) et de violences conjugales intra-foyers. Ce sont les rapports qui le disent.

Hier, dans une station balnéaire, à peine venait-il de mettre en marche sa rôtissoire (pour effectuer de la vente à emporter comme l’y autorise une directive gouvernementale), qu’un restaurateur a vu débarquer comme premiers « clients » matinaux deux condés en bel uniforme. Sympathique au demeurant et fort aimable, ce duo des forces de l’ordre a reconnu intervenir sur la foi d’une amicale dénonciation : ledit restaurateur aurait été surpris en train de servir la veille des consommateurs au comptoir et en terrasse. Problème : la veille ce restaurateur était fermé !

Nous suggérons qu’à l’avenir les noms des auteurs d’actes de délation calomnieuse soient affichés sur les panneaux électoraux des municipales (toujours en place)… ou à l’entrée des bars-restaurants !