Hier, samedi 1er septembre 2018, en présence de très nombreuses personnalités locales et régionales, Alain FERRAND (LR/ Les Républicains), maire du Barcarès, vice-président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), a rendu un hommage appuyé aux rapatriés Pieds-Noirs devant la stèle érigée près de la plage et qui leur est dédiée.

Parmi les personnalités présentes : Louis ALIOT (Rassemblement National), député de la 2ème circonscription des P-O, conseiller municipal et communautaire de Perpignan, Philippe BENGUIGUI, président de l’association ZAKHOR pour la Mémoire, Angel COLOMBERA, président de l’UBAC’66, Guy GAUTHIER, président de la FNACA’66, Alain GOT, maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque, Mohamed LACHEB et Nasser NOUALI, représentants d’associations Harki, Sébastien LETORET, président du Souvenir Français, Stéphane LUCCI, président de l’Union Syndicale de Défense des Intérêts des Français Repliés d’Algérie et d’Outre-Mer (USDIFRA), Amar MENIKER, président du collectif Génération Harki, Mémoire & Vérité…

 

« C’est avec beaucoup d’émotion que la commune du Barcarès accueille cette XIIème cérémonie commémorative, à la mémoire des rapatriés d’Algérie », a prononcé Alain FERRAND en ouverture de son discours. « Nous voici de nouveau réunis face à cette stèle commémorative érigée en 2007 par la municipalité, à l’initiative de mon épouse Joëlle, en hommage aux Français d’Algérie et à leurs disparus. J’allais dire nous voici « tous ensemble »… mais en ce jour, cela n’est pas totalement vrai. Si l’émotion est grande, c’est parce qu’il manque parmi nous, ceux qui furent à l’origine de tout cela. Après la disparition de Gabriel MENE, il y a deux ans déjà, la communauté des rapatriés d’Algérie a perdu son homologue barcarésien, notre ami Pierre ALOY, président de l’Amicale des Pieds-Noirs du Barcarès. En ce 1er septembre, ce fervent défenseur des rapatriés d’Algérie manque pour la première fois à l’appel. Alors, vous l’avez compris, cette cérémonie lui sera tout particulièrement dédiée. Avant toute chose, je tiens à adresser une nouvelle fois à la famille de Pierre ALOY, ainsi qu’à ses proches, toute ma compassion et a sollicitude. Je renouvelle à son fils Frédéric, adjoint à l’Urbanisme à mes côtés, toute ma sollicitude (…) ».

 

 

« Encore aujourd’hui, je sais ce que représentent pour vous tous présents ici, autour de ce rendez-vous de mémoire, les souvenirs de souffrance, dans la tourmente des événements d’Algérie. Encore aujourd’hui, je sais combien, dans les familles, les blessures du passé restent présentes dans les cœurs. Le plus douloureux, peut-être pour certains, c’est d’avoir cru jusqu’au bout qu’ils pourraient rester. Le plus douloureux, pour beaucoup, c’est d’avoir vécu l’exode : vers cette métropole qui ne voulait pas les accueillir. Mais plus fort que le ressentiment, plus fort que la haine, le souvenir des jours heureux a su porter la plupart d’entre vous vers des lendemains plus heureux. Certes, il a fallu tout reconstruire comme au temps des premières heures sur cette terre d’Algérie transformée en véritable jardin au bord de la Méditerranée. Pierre ALOY, justement, en était un exemple, et son jardin du Mas de la Tourre embaumait du parfum des orangers, de la menthe nanah et de la coriandre fraîche (…) ».

 

« Aussi, en cette occasion, je souhaite continuer d’exprimer tout le respect que je porte à l’ensemble des rapatriés d’Algérie, mais aussi à la communauté Harki. Les liens d’amitié qui me lient plus particulièrement aux rapatriés du Barcarès et à leur histoire, m’ont convaincu de la nécessité de rendre hommage à toutes celles et à ceux qui ont connu les épreuves douloureuses de l’exil, de la persécution, de l’exclusion. Notre commune du Barcarès est fière de compter aujourd’hui, parmi sa population, plusieurs centaines de rapatriés. Leurs enfants sont dignement représentés : dans notre conseil municipal, au sein de nos associations très impliquées, parmi nos valeureux délégués de quartier, ou encore parmi nos dévoués bénévoles… Aussi, chers amis Pieds-Noirs, sachez que nous serons toujours particulièrement honorés de nous tenir à nouveau à vos côtés, ici au Barcarès. Il ne fait aucun doute que votre histoire est à l’origine de la richesse des savoir-faire que vous avez su développer (…). Dans cette démarche de devoir de mémoire, et de transmission, comme par le passé, la Ville du Barcarès continuera de vous accueillir et de vous soutenir. Nous serons toujours à vos côtés, en particulier lors de cette cérémonie hautement symbolique, sans distinction religieuse ni politique ».