Le constat est sans appel : de Paris à Toulouse, en passant par Bordeaux, Nîmes et autres lieux de la République française, le mouvement des Gilets jaunes a pris depuis trois samedis un autre tournant, une autre tournure, qui s’apparente désormais davantage à une revanche, voire une vengeance électorale, qu’à des manifestations ayant pour socle d’unité des revendications sociales (pouvoir d’achat, augmentation du SMIC, des retraites, baisse des impôts, etc.).

Aujourd’hui, ces Gilets jaunes, ou plutôt ces hordes de voyous ripolinés en jaune, que l’on voit « en live » sur les chaînes d’information en continu incendier des véhicules, des bâtiments publics, du mobilier urbain, des péages autoroutiers, que l’on voit détruire des radars, que l’on voit boxer et casser du flic (pour reprendre leur jargon), que l’on entend tenir des propos racistes, sont des militants politiques qui ne cherchent qu’à renverser le pouvoir en place. Leur but, il est évident : arriver à faire ce que les urnes ne leur ont pas permis d’atteindre.

Alors ils ont décidé de tout casser, d’essayer de renverser la table… Samedi prochain tireront’ils sur tout ce qui bouge en toute impunité ?

En attendant, pour le contribuable, la note promet d’être salée. Nombre de Gilets jaunes ne doivent pas payer d’impôts… Ceci expliquerait cela.

Leur meilleur (et plus fidèle) soutien – outre les représentants d’une France Insoumise brune et des guignols médiatiques Nicolas Dupont-Aignan et Florian PHILIPPOT qui se livrent quotidiennement à une surenchère insurrectionnelle, aux travers de propos irresponsables, sur les plateaux télés en tentant lamentablement de se raccrocher à la poussive locomotive Gilets jaunes – la presse audiovisuelle qui deux mois plus tard n’a toujours pas su prendre professionnellement la mesure des événements.

En effet, chaque jour, tous les jours, 24 heures/ 24, les chaînes d’infos en continue balancent des images et des vidéos brut de décoffrage, sans prendre la peine de les analyser, de les encadrer à minima, au moins par des commentaires professionnels et avertis. Les commentateurs invités sur les plateaux, toujours les mêmes, ne sont capables que de distiller des propos formatés, policés… sans (aucun) doute par crainte, par peur d’être attendus à la sortie des studios par des Gilets jaunes ?

Où est passée la déontologie du journaliste dans tout ça ? A quand des présentateurs de BFMTv, LCI, CNews venir devant les caméras nous « informer » vêtus de gilets jaunes ?

Enfin, la part de responsabilité du Gouvernement est elle-aussi immense dans ce conflit. On ne va pas s’étendre sur la pitoyable communication du pouvoir dès le commencement du mouvement des Gilets jaunes. Depuis le départ ce Gouvernement a tout faux. A tel point qu’aujourd’hui il saute à pieds joints dans le traquenard tendu par celle et celui qui n’ont pas réussi à entrer à l’Elysée par la « voix » des urnes. Voilà ce qui arrive quand au manque cruellement d’expérience, en l’occurrence dans l’exercice du Pouvoir. Pauvre France !

La seule façon qu’a maintenant ce Gouvernement de s’en sortir, de se rattraper, c’est de rétablir l’ordre républicain, de faire preuve d’autorité. On ne peut pas indéfiniment laisser quelques dizaines de milliers de Gilets jaunes emmerder un pays de près de 70 millions d’habitants. On n’a jamais vu ça, nulle part. Pour une lutte sociale qui pourtant partait bien et qui avait, au départ, toutes les raisons d’être, quel gâchis !