Samedi soir, la chaîne de télévision publique France 2 consacrait son émission « Le dernier show » à Michel SARDOU. Et c’est l’inénarrable animateur mondain Stéphane BERN qui la présentait. Plusieurs chanteuses et chanteuses étaient invités sur la scène pour se produire soit en duo avec le monstre sacré de la chanson française, soit, comme le jeune AMIR, pour interpréter en solo l’un des tubes de Michel SARDOU. Ainsi, Nolwenn LEROY, Florent PAGNY, GAROU et d’autres se sont succédé aux côtés de SARDOU.

AMIR avait choisi d’interpréter la chanson « Etre une femme ». Faut-il préciser qu’il l’a littéralement massacrée ? La nouvelle version, en tout cas présentée comme « révolutionnaire d’originalité » par son altesse Stéphane BERN, a peut-être ravi le public acquis d’avance à la cause d’AMIR, mais elle est loin d’avoir fait l’unanimité à en croire le regard et le « no comment » de Monsieur SARDOU… et les réactions des fans de la première heure (dans les Années 80).

Pire que le massacre (sans tronçonneuse il est vrai) de l’interprétation « d’Etre une femme », AMIR – dont on se demande toujours comment il a fait pour terminer 6ème au 61ème Concours Eurovision de la Chanson, l’an passé… – a modifié la phrase « … S’installer à la présidence et de là faire BANDER la France » par « « S’installer à la présidence et de là faire MARCHER la France ». On ose encore espérer que cette démarche est personnelle, l’œuvre (c’est une image bien sûr) d’AMIR, et en aucun cas imposée par la direction de France Télévision.

Oh !, certes, rien de grave au final de ce « voyage en absurdie », simplement la confirmation que dans cette Douce France du XXIème siècle on ne peut plus parler, dire, penser autrement (ça on le savait), et maintenant chanter, en dehors des plates-bandes d’un politiquement correct. Si la jeunesse se couche façon AMIR, alors l’avenir de ce pays est bien sombre. Triste.