« Petit, petit, petit, les petits oiseaux sont cuits ». Voilà ce que nous pouvions entendre ce matin en allant acheter Charlie qui n’était déjà plus en kiosque. Évidemment, nous nous sommes posé la question suivante. Pourquoi une telle onomatopée dans le clair-obscur frisquet du petit matin, reprise en cœur et avec l’humour intempestif, cinglant parfois, dont savent user les citoyens d’Estagel ?
Nous n’avons pas tardé à comprendre, après lecture de la rubrique du village, dans le journal local. En effet, il est donné une interprétation, il nous semble, toute particulière sinon partisane, mesquine, des rassemblements qui se sont tenus dans notre village. Cela serait risible si ce n’était triste d’apprécier le niveau. Besoin de se justifier sans doute, de la non-présence sur l’événement revêtant une importance historique. Nous croyons savoir que cette démarche est demandée aux correspondants : être sur le terrain. Nous devons préciser que c’est grâce aux injonctions d’une lectrice du quotidien, que le petit mot doux a été envoyé à la rédaction. Des photos, dont la promesse était faîte de les récupérer sur Ouillade, devaient aussi paraître. Nul doute, que les responsables, n’auraient rien vu d’anormal dans cette démarche, bien au contraire. Ils s’en seraient félicités. Nous en sommes persuadés. Les lecteurs de notre site ont pu constater qu’il n’en a rien été. Une des interrogations posées par ceux qui aiment l’humour, un peu à la « Charlie », était : « Comment à t-elle pu faire un comptage alors qu’elle n’était pas présente dans la cité ? Le mystère s’épaissit !

Par contre, les chiffres en ligne directe avec le ministère de l’Intérieur, donnent les décomptes suivants. Pour le co-voiturage, huit véhicules au départ. Le ministère nous a laissé le soin de faire la multiplication en prenant les chiffres extrêmes : huit multiplié par cinq égale quarante. Vous pouvez vous apercevoir que nous connaissons notre table de multiplication sur le bout des doigts. Tout comme d’ailleurs ces façons de faire, qui relèvent davantage de l’usurpation, de la mauvaise foi que du bon sens.

Qu’en est-il réellement ?. Les R.G donnent pour le rassemblement à Estagel, organisé par le « Comité Citoyen » qui a su éviter la récupération politique, cent soixante-dix-huit présents. Nul doute que le compte est exact vu la facilité de l’entreprise.

Tous les rassemblements qui se sont tenus avaient en toile de fond pour enrayer le terrorisme : la sincérité, l’honnêteté morale, intellectuelle qui devient une denrée indispensable pour avancer vers un autre monde fait de justice, de liberté, de paix, de fraternité. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF devait déclarer dans l’Humanité : « Contre la haine, nous visons l’unité populaire pour les libertés ». Certains communistes, d’évidence, n’ont pas lu leur journal ni les écrits de leur patron. Attention aux représailles. Nous ne développerons pas sur ce sujet. Nous l’avons déjà fait.

Bras nécessaire à la propagande de notre maire, HPG semble avoir oublié le rassemblement où elle était présente avec 40 000 personnes, unies par la même pensée entre autres : lutter contre l’intolérance, le fanatisme.

Nous osons espérer que non. Que cette interprétation des faits est une perte de sang froid. Dans ce cas, nous pouvons lui conseiller de se mettre à l’ombre et de boire frais afin de récupérer tous ses esprits. Où est le temps du correspondant apprécié de tous, qui était proche des gens, de son village qu’il aime tant encore et surtout, qui ne se laissait pas imposer sa façon de penser et encore moins d’écrire ?
Pour notre part, et pour arrêter toute polémique stérile, les rassemblements du 11 janvier n’ont pas besoin de cela, nous dirons que 218 Estagelloises et Estagellois , ont participé à ces rassemblements.

Encore un petit mot. Des membres du « Comité Citoyen », un tant soit peu irrités tout de même, et d’après ce que nous avons compris, ont promis d’envoyer au journal local, une lettre-pétition pour protester contre la partialité de leur journaliste agréée portant préjudice au journal en question. Affaire à suivre ».