Communiqué de presse.

 

« Le Mouvement national de la résistance harki, l’association Les harkis et la République appellent les harkis du Grand-Sud leurs amis pieds noirs et sympathisants à un rassemblement pacifique et apolitique devant la sous-préfecture de Béziers (département de l’Hérault) le lundi 19 mars 2018, à partir de 10h 30, pour dénoncer une discrimination et la violation de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 aôut 1789 qui est intégré dans le bloc de constitutionnalité de la Constitution du 4 octobre 1958.

La date du 19 mars 1962 est une date historique et sanguinaire, car elle constitue le début des hostilités et non pas la fin de la guerre d’Algérie.

Plus de 150 000 harkis, leurs familles et leurs enfants furent assassinés ainsi que 10 000 pieds noirs après cette date significative et tragique pour les harkis et leurs descendants.

L’Etat français est responsable et coupable de les avoir désarmés, abandonnés et livrés à la barbarie ; alors que nos pères, grands-pères et arrières grands-pères ont servi la grandeur de la France. Ils étaient glorieux combattants pour la France de 1832 à 1962.

Les harkis ont eux comme récompense de subir une dégradante démarche juridique : passer devant un juge pour avoir la permission d’être Français sachant qu’ils avaient été déchus de leur identité française et ont signé de leur sang notre droit du sol en étant des rescapés d’un génocide… Que des officiers français harkis qui exerçaient en Allemagne dans les troupes de missions de commandement, ont dû eux-aussi aller demander à un juge la permission d’être Français.

 

Nous dénonçons la falsification de notre histoire : l’Etat français est en violation constante avec des dispositions de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789, notamment dans son article 1er. Celui-ci précise en effet : les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, les distinctions sociales ne peuvent êtres fondées que sur l’utilité commune à savoir que les harkis, leurs épouses et leurs descendants sont victimes d’une ségrégation raciale.

Nous ne laisserons plus aucun parti politique s’accaparer la date du 19 mars – et surtout le drame des harkis ! – à des fins politiques et partisanes par des discours racoleurs, manipulateurs et lénifiants… Les responsables se reconnaîtrons ; nous, nous sommes apolitiques. Une reconnaissance officielle gravée dans le marbre et intégrée dans la Constitution de la Vème république serait plus légitime pour les harkis et leurs descendants.

Et à ce moment-là, uniquement, on pourra alors parler du service national universel du devoir de citoyen ; les harkis l’ont accompli… mais la France leur a volé leurs droits fondamentaux ».

Reconnaissance = réparation !