Manifestation des salariés, élus et population pour le centre Bouffard-Vercelli de Cerbère.

Sous ce titre, Nicolas Garcia, secrétaire départemental du Parti communiste Français des Pyrénées-Orientales (PCF’66), maire d’Elne, communique :

« Hier après-midi, lundi 2 décembre, en même temps que la pose de la première pierre du futur lycée Emile Combes d’Argelès-sur-Mer, dont on se demande bien qui le fréquentera si le canton de la Côte Vermeille se vide de ses forces vives et actives, les défenseurs des centres de rééducation de Cerbère et Banyuls-sur-Mer de la Marenda ont manifesté pour exprimer leur mécontentement. En effet, ils ont appris en fin de semaine dernière la délocalisation de leurs activités spécifiques et de leur savoir-faire, vers l’Hôpital de Perpignan, acceptée par la ministre de la santé Marisol Touraine.

Alors que le député de la circonscription avait, il y a quelques mois à peine, donné des garanties aux salariés, à la population et aux élus, aujourd’hui celui-ci semble prêt à accepter les compensations aléatoires promises en échange, alors que c’est un refus pur et simple que nous attendons de lui.

Les manifestants lui ont demandé des comptes cet après-midi et ils ont obtenu que ce dernier organise une rencontre entre l’Agence Régionale de Santé (ARS), les salariés et les dirigeants des établissements. C’est déjà ça, mais ils savent aussi qu’il n’y a guère d’illusions à se faire de cette nième réunion et que seule leur lutte risque de porter des fruits. Cette décision, si elle allait à son terme, sonnerait le glas d’un canton en voie de dépeuplement car déjà sinistré par la perte de services publics comme la douane, la gendarmerie…, la délocalisation du fret ferroviaire, les difficultés de la viticulture… Voilà pourquoi la délocalisation de Cerbère et Banyuls n’est acceptable par personne.

J’en appelle donc aux salariés, à la population pour se révolter et se battre. J’en appelle aux élus locaux et à Jean-Claude Portella (NDLR, maire de Cerbère) en premier lieu, pour organiser une rencontre des élus jusqu’à la plaine et qu’ensemble nous en appelions aux populations, que nous soutenions les salariés et leurs syndicats. Si nous ne faisions pas cela nous serions coupables de complicité ».