Dans cette période troublée par une crise sanitaire interminable qui n’en finit plus de nous démoraliser, de nous diviser, une époque coincée entre drames et chaos et où on a du mal à percevoir la sortie du tunnel, où les souffrances s’accumulent… soudain, dans une nuit torride d’un été capricieux, quelque part sur la plage-nord d’Argelès : un rayon de soleil, une lumière, des éclats de couleur, des feux follets furtifs, un projecteur éclaire le ciel… Un ciel devenu étincelant, flamboyant, incandescent, lumineux… Somptueux, tout simplement.

C’était le mercredi 11 août dernier, entre 22h 57 et 23h 05. La naissance d’un cinquantenaire. Ou plutôt d’un adolescent, localement, si on se fie aux statistiques démographiques INSEE argelésiennes : une population plutôt très âgée…

Pour fêter l’événement, à sa manière, Juju – notre Juju (inter)national qui fourmille d’heureuses initiatives entre l’île de Sint Maarten et la Marende – avait prévu un feu d’artifice sur un sable show. Bouche à oreille, réseaux sociaux, gastronomes, célébrités en devenir, rumeurs et élucubrations avaient véhiculé l’événement, sans tambour ni trompette.

Pendant ce feu d’artifice improvisé, « oublié » de l’agenda officiel des spectacles, des festivités et des animations de l’Office de tourisme, subitement, dans le secteur plage-nord, la vie s’est arrêtée, tous les regards ont pris l’ascenseur pour monter toujours plus haut, pour être encore plus proche du « fun »… Suprême finesse, grand moment d’extase face à une lassitude de la dureté de l’esprit martelé par ce satané-coronavirus… Manquait plus que la funky music pour se trémousser en figures libres entre ciel et plage, entre mer et montagne, pour étancher sa soif de Liberté… Oh yeah, cool ! 

Merci Juju pour ces huit minutes de Bonheur ! Et, surtout, ne change pas.

 

L.M.