Le Parti de Gauche Cerdagne / Capcir organisait une réunion publique mercredi 9 mars à Ur en présence du responsable départemental Francis DASPE. Celui-ci présentait le thème du débat en indiquant que « les services publics et les biens communs représentent le principal atout de ces territoires ruraux ».

Nicolas SANCHIS (photo), animateur local du PG’66, brossant un tableau de la situation, regrettait « les reculs des services publics dont dépend en grande partie de l’attractivité de la Cerdagne et du Capcir ». Il prenait l’exemple de la fermeture de l’école d’Ur, d’une classe à Saillagouse, de la crèche d’Angoustrine, de bureaux de postes ou d’établissements de santé. Ces fermetures résultent souvent de choix très contestables en termes de d’horaires ou de tarifs qui ne correspondent pas aux besoins des populations. Pour Nicolas SANCHIS, la conséquence des ces reculs est grave : « on dévitalise de la sorte des territoires où il fait pourtant bon vivre ».

Il abordait ensuite la notion de « biens communs ». « Ce sont des biens répondant à un utilité collective et qui garantissent la dignité et le décence de la vie. Ils doivent pour cela voir leur accès démocratisé ». Il dénonçait leur marchandisation, comme l’eau ou l’énergie. « C’est ainsi que l’on assiste à la privatisation de barrages ou à la délégation à des sociétés privées de l’entretien des réseaux d’eau ».

Francis DASPE confirmait la nécessité de la mise en place d’un « Observatoire citoyen contre le recul des services publics et des biens communs en Cerdagne et en Capcir ». Nous ne nous contenterons pas de constater leur dégradation, nous ferons des propositions concrètes pour contribuer à leur renforcement ou à la reconquête comme pour les transports ou la culture », concluait Nicolas SANCHIS en traçant les contours d’une carte établissant un premier bilan dans de nombreux domaines. « Nous communiquerons, comme nous l’avons fait avec les stations de ski, pour montrer qu’il n’y a pas de fatalité à la désertification des territoires ruraux de montagne ». C’est une des raisons d’être du projet écosocialiste porté par le Parti de Gauche’66.