La grogne monte au sein du conseil départemental UMP des Pyrénées-Orientales, où les voix sont de plus en plus nombreuses à s’élever pour fustiger « le comportement politicien de Jean-Paul Alduy » qui a décidé de prendre son indépendance, vis-à-vis de l’UMP, pour ne plus que se consacrer exclusivement à l’avenir au Parti radical de son ami Jean-Louis Borloo. D’ailleurs, le week-end dernier, tout le monde a vu et/ ou reconnu sur les chaînes de télévision généralistes le sénateur-président de l’Agglo PMCA (Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération) et 1er adjoint au maire (UMP) de Perpignan, à la tribune, aux côtés des ténors du Parti radical.
Cette image n’a pas fini de provoquer des gingivites, localement, dans la famille UMP. Récemment déjà, au Soler, lors d’une réunion du conseil départemental de l’UMP des P-O, le député-maire de Pollestres, Daniel Mach, aurait passé un sacré savon à Jean-Paul Alduy à cause, justement, de certains propos que ce dernier aurait tenu pour justifier son départ de l’UMP…
Il faut savoir que les parlementaires – député, sénateur et député européen – pourront encore rester à l’UMP, jusqu’au 31 décembre 2011, tout en étant adhérent donc au Parti radical. Alors que tous les adhérents et autres élus qui feront le choix de rejoindre le Parti radical seront, à partir de maintenant, automatiquement exclus de l’UMP. Dans le département, à priori, un seul parlementaire (Jean-Paul Alduy « himself ») serait concerné. Puisque les six autres restent à l’UMP : les députés François Calvet, Mme Jacqueline Irles, Daniel Mach et Fernand Siré, le sénateur Paul Blanc et Mme la députée européenne Marie-Thérèse Sanchez-Schmid.
Seulement voilà, du côté des purs et durs de l’UMP on n’apprécie pas du tout le privilège accordé à Jean-Paul Alduy, en sa qualité de sénateur… à quatre mois maintenant des élections sénatoriales. Parce qu’il aura évidemment besoin des voix des grands électeurs de l’UMP (et puis s’en va de suite après ?), on s’interroge, en espérant que le conseil national extraordinaire de l’UMP, fixé au 28 mai prochain, « apportera la bonne et juste réponse au nom des valeurs du parti ».