Lors du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales, réuni en assemblée avant-hier lundi 26 novembre 2018, la présidente Hermeline MALHERBE (PS) lançait très médiatiquement, à l’imitation de la présidente de Région Carole DELGA (PS), et avec la bénédiction des élus LR-UDI, un pseudo « Plan Marshall », avec un hasard de calendrier bien choisi, à tout juste six mois d’un scrutin national (Européennes) et à dix-huit mois des élections municipales…

Alors que l’on soupçonne le Gouvernement MACRON-PHILIPPE de vouloir programmer la suppression des Conseils Départementaux à moyen terme, certains départements français « tests » devant dès 2019, fusionner avec des métropoles, la Présidente MALHERBE présente dans un flou calendaire évident, « ses » ambitions budgétaires jusqu’en 2023.
Les élections départementales, si une réforme des Conseils Départementaux n’est pas actée d’ici là, devant se dérouler en 2021, ce « Plan 500 millions » ressemble, de fait, à une belle opération de Communication.
Nous ne sommes pas dupes, les exécutifs socialistes nous ont habitués à ces effets d’annonces, toujours à grand renfort de publicité, et en usant au final de leurs « leviers » favoris : l’impôt et la dette. Inutile de rappeler que dans tous les cas, malgré les beaux vocables et une orchestration bien huilée, ce demi-milliard d’euros « d’investissements » prévu par le Conseil Départemental, sortira toujours de la poche du contribuable.

On aurait souhaité un peu plus d’auto-critique et un peu moins de démagogie dans les annonces de la Présidente Hermeline MALHERBE, au regard de son bilan de mi-mandat, notamment en matière sociale, avec faut-il le rappeler un cumul de superlatifs pour l’exécutif départemental (alors même que 64% de son budget est consacré à l’Action Sociale) : un taux de chômage de 14,9% (9,4% au plan national), un taux de pauvreté de 22% (14% dans l’Hexagone), un poste budgétaire RSA qui a augmenté de 23% en 5 ans, un « reste à vivre mensuel » pour les familles qui est en chute libre (-30% en cinq ans), etc…

Rappelons aux Socialistes qu’ils cumulent tous les pouvoirs et dirigent tous les exécutifs (régionaux et départementaux), et que malgré ce fait, mandat après mandat, ils sont incapables d’inverser des courbes qui cachent une misère sociale dramatique et omniprésente sur nos territoires, notamment dans la Ruralité.
Alors même que tous les citoyens voient leur pouvoir d’achat baisser régulièrement et la pression fiscale augmenter,
s’il y a un plan quinquennal qui serait à mettre en œuvre au Conseil Départemental, c’est bien en premier lieu, celui de la maîtrise des dépenses de fonctionnement et de communication, permettant par exemple mécaniquement, la population augmentant, une baisse globale de la Taxe Foncière.

 

 

 

Xavier BAUDRY
Conseiller régional RN d’Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée,
Conseiller municipal et Communautaire de Perpignan.