Invitée ce lundi matin 5 septembre 2016, par la rédaction de France Bleu Roussillon, la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, Ségolène NEUVILLE, Catalane d’adoption, s’est déclarée sur les ondes « blessée » – à propos du nom de la nouvelle Grande Région, « Occitanie/ Midi-Pyrénées » – par le choix de la Majorité de gauche et demande à Carole DELGA de trouver une solution.

On croît rêver ! Ou plutôt : « patronne, on est mal ! »

Rappelons en toute sérénité à Madame NEUVILLE que les élus régionaux ont entériné le choix de ce nom après une consultation de l’ensemble de la population. Demander un changement revient à s’assoir sur l’opinion des personnes consultées mais aussi sur les élus régionaux, qui ont contrairement à Ségolène NEUVILLE, une légitimité pour diriger la Région. Peut-être est-elle trop habituée aux fades bénis-oui-oui du PS local (dont elle est d’ailleurs la 1ère Secrétaire…) disant amen à tous ses caprices ?

Pour rappel, dans un courrier adressé à Carole DELGA, le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales (dont Ségolène NEUVILLE fait partie), par la plume de sa présidente, la sénatrice PS Hermeline MALHERBE, indiquait sa préférence pour « Pyrénées-Méditerranée ». Ce choix étant également celui du monde économique, il fait désormais partie intégrante du nom de la nouvelle Grande Région.  Les Catalans, par le biais de leurs conseillers départementaux, ont donc été entendus.

Mais voilà, en politique les vestes se retournent très vite dans le sens du vent : en l’occurrence la fronde menée par nos amis les Catalanistes (après tout c’est leur rôle) et Renée SOUM (PS), 1ère femme députée des P-O. A défaut d’être à l’initiative, voilà le PS local, et plus généralement toute la classe politique, suivre des partis très minoritaires et une ancienne parlementaire trouvant ici une nouvelle jeunesse !

Pour tous ceux qui s’interrogent sur la légitimité de cette action voilà quelques chiffres :  la nouvelle Grande Région – née de la fusion du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées, officiellement baptisée désormais « Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée » – compte selon l’INSEE  5 683 878 habitants et le département des Pyrénées-Orientales 462 705, soit 8,1%.  Les Pyrénées-Orientales, nous le voyons bien sont minoritaires. Dans une élection, rappelons que ceux qui font 8% sont éliminés au soir du premier tour…

Mais il n’y a pas que des Catalans dans les P-O : il faut retrancher la partie occitane de notre département (le Fenouillède), les nouveaux arrivants (environ 5 000 par an) qui ne se sentent pas obligatoirement Catalans, celles et ceux qui préfèreraient voir les élus se démener pour l’économie et l’emploi plutôt que pour un nom de Région, celles et ceux qui s’en fichent… : reste les Catalanistes, qui vivent de « ça » via de précieuses aides de nos généreux voisins Sudistes (et pour cause !), et une classe politique à l’agonie qui tente d’exister au travers de la politique politico-politicienne.

Regardons la région Nouvelle Aquitaine, où les Basques, sûr de leur identité, de leur culture, ne manifestent pas pour la voir apparaître et l’imposer aux autres habitants. Voilà une leçon de tolérance et d’humilité.

Terminons sur un conseil pour nos politiques bien aimés : pour briller il faut s’entourer de plus bête que soi ! Attention à ce que la bêtise de certains ne rejaillisse pas sur d’autres !

Hervé de SAINT-ASSISCLE.