« Est-ce bien sérieux, Madame Buzyn ?
Ces propos que vous auriez tenus ont fait scandale jusque dans ce parti gouvernemental qui vous a investie comme tête de liste des élections municipales de la capitale, mais vous ne les avez pas démentis : « J’ai quitté le ministère en sachant que les élections n’auraient pas lieu » (…) « Je pense que j’ai vu la première ce qui se passait en Chine : le 20 décembre, un blog anglophone détaillait des pneumopathies étranges. J’ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Édouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. Je rongeais mon frein. »

Si telle est la vérité, pourquoi avez-vous déclaré aux Français, le 21 janvier :
Coronavirus : « Le risque d’introduction en France est faible mais il ne peut être exclu », selon Agnès Buzyn
http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-le-risque-d-introduction-en-france-est-faible-mais-il-ne-peut-etre-exclu-selon-agnes-buzyn-21-01-2020-8241345.php
Puis, le 23 janvier : concernant l’épidémie de pneumonie liée à un nouveau coronavirus, l’urgence de santé publique de portée internationale va-t-elle être déclarée ? L’Organisation mondiale de la santé doit se prononcer ce 23 janvier sur la question. En un mois, dix-sept morts sont rapportés en Chine. Et alors que le virus se propage à d’autres pays (Thaïlande, Corée du Sud et États-Unis), Agnès Buzyn a indiqué, à l’issue d’une réunion du centre de crise sanitaire, que la France est « extrêmement bien préparée » à faire face à de potentiels cas sur le territoire.
https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/sante-publique/la-france-est-prete-faire-face-lepidemie-de-coronavirus-affirme-agnes-buzyn
Le 24 janvier à la sortie du conseil des ministres : « En termes de risques pour la France, les analyses de risques d’importation sont modélisées régulièrement par des équipes de recherche. Le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée. Les risques de cas secondaires autour d’un cas importé sont très faibles, et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles »
Ou encore le 9 février : (…) « Il n’y a aucun risque quand l’on croise les gens dans la rue, ce n’est pas cela être en contact avec une personne contaminée. Il faut être en contact étroit et soutenu. Donc aujourd’hui, les risques de contamination sont très faibles pour la population. » (…)

La ministre des Solidarités et de la Santé a-t-elle donc menti à la population, en toute connaissance de cause, pendant ces semaines cruciales dans la propagation du Covid19 dans le pays ?
Si tel est le cas, c’est la Haute Cour de Justice qui doit être saisie, dans une procédure qui rappellera à beaucoup de Français la tragique affaire du sang contaminé et la défense « responsable mais pas coupable ».

Ou l’ancienne ministre des Solidarités et de la Santé se contente-t-elle de mentir aujourd’hui, quand elle prétend avoir quasiment « découvert » le coronavirus mais du moins en avoir avisé les plus hautes autorités de l’Etat tout en assumant pleinement une désinformation de la population française ? « Irresponsable mais pas coupable », seulement menteuse et vantarde ?