Jean-Claude Berga nous communique :

« Militant de gauche, militant socialiste, je suis révolté par l’article que vous publiez sous la signature de Kevin COURTOIS (…).

Son  propos  est un ramassis d’affirmations péremptoire qui frisent l’insulte et la calomnie à chaque phrase sans aucun argumentaire politique d’aucune nature. Malheureux aux élections et quand même candidat, il accuse les socialistes de ne songer qu’à « leurs postes ». Ce procès d’intention à des élus, est le plus populiste des arguments, mais il  peut s’appliquer  à tous et à lui-même. Ne s’est-il pas présenté pour avoir un poste ? Et s’il ne l’a pas ce « poste », ce n’est pas lui qui ne l’a pas voulu, c’est le peuple qui le lui a refusé. Et de quelle manière ! Serait –il frustré par le suffrage universel ?

« « Il y a bien longtemps que le PS ne défend plus l’intérêt général ni la chose publique. Ne parlons même pas de justice sociale ou d’égalité » » Cette phrase n’est pas une opinion politique, c’est de la calomnie à l’intention de l’ensemble des militants du Parti Socialiste.

Kevin COURTOIS qui semble se poser en  référent en matière d’intérêt général, écrit aussi  « « la peur du FN, pour justifier le rassemblement autour du PS. Vieille incantation et «stratégie» du PS « «  

Donc avoir peur du FN  de l’extrême droite, de ses déclarations sur l’immigration, sur l’islam, de ses positions sur l’Europe, de ses positions économiques avec le retour au franc et la fermeture des frontières, ce serait juste « une vieille incantation »

Monsieur Kevin COURTOIS se désigne sur la liste municipale où il était candidat comme « étudiant, militant ». On ne peut que l’inciter à approfondir son étude des exemples historiques. Les triomphes de l’extrême droite dans des sociétés démocratiques en crise ont toujours conduit à la guerre civile et au malheur. Se rappeler cela ne relève pas de la « stratégie » mais du plus élémentaire bon sens.

Il affirme « Bref, ce référendum est à la hauteur de la politique du PS : minable et dangereux ». Il a bien le droit d’avoir une opinion, mais encore une fois ce sont des qualificatifs péjoratifs qui tiennent lieu d’argumentaire, il est donc possible de lui retourner le compliment sur le même ton :

«  Les propos de Monsieur Kevin COURTOIS sont minables et dangereux »

Quant à « la politique que préconise Kevin COURTOIS » quand il aura formulé des idées, il sera possible d’en discuter.

La charge finale de son texte utilise le soupçon calomnieux et injurieux comme argument.

« A force d’appeler à l’union de la gauche sans aucune base politique, à part celle de garder des postes et de les cumuler, le PS a réussi finalement à réduire la politique à ce qu’il y a de plus détestable, l’opportunisme et le carriérisme. Plus que jamais il est temps de mettre fin à ces combines de bas étage «  

Evidemment si on souhaite la victoire du FN parce qu’on aime ce parti ou parce qu’on risque le destin de la France dans la pratique de  la politique du pire, on ne voit aucune base politique là où elle est pourtant toute simple.  Ceux qui tiennent à la République et à la démocratie redoutent les victoires du  FN, car une victoire de ce parti au niveau national pourrait s’avérer être  une douloureuse expérience sans retour et non pas l’occasion de revigorer des idées de gauche radicalesactuellement minoritaires.

Le texte de Monsieur Kevin COURTOIS s’adresse à des électeurs de gauche déçus par la politique de François Hollande, qui le resteront tant que notre pays ne sera pas sorti d’une crise économique longue et éprouvante. Qui pourrait les oublier ? Ils sont bien sûr au centre des préoccupations des socialistes. Mais à ceux qui veulent faire, à peu de frais, de cette déception populaire leur fonds de commerce politique, rappelons une évidence que corroborent tous les sondages, si François HOLLANDE ou un autre socialiste ne gagne pas la prochaine présidentielle, ce ne sera pas Jean Luc MéLENCHON le prochain président, ni Cécile DUFLOT,ni Pierre LAURENT, ce sera Alain JUPPé ou Nicolas SARKOZY ou Marine LE PEN. Dans tous les cas quelqu’un qui appliquera une réelle et dure politique  de droite  ou d’extrême droite. Ce sera l’un de ceux qui aujourd’hui dénoncent le manque de rigueur budgétaire, les économies publiques insuffisantes, la liberté insuffisante des patrons, etc. qui tiendra le manche.

Ceux qui dénoncent à longueur de temps l’austérité devraient au moins s’interroger sur la perception diamétralement opposée  à la leur que fait la droite de la politique suivie.

Comme disait un vieil homme, si tu es un peu malin, ce que même  tes amis proches ne te donnent pas ne sois pas assez naïf pour espérer que ceux pour qui ton existence compte peu, te l’offriront. La droite ne comblera pas les déceptions que la gauche a pu causer aux classes populaires, bien au contraire, pour satisfaire ses clientèles elle les aggravera ! ».