La semaine dernière une habitante de Toulouse a été placée en garde à vue pour avoir affiché une banderole « Macronavirus, à quand la fin ? ».

C’était déjà une atteinte à la liberté d’expression mais le procureur de la République de Toulouse est allé encore plus loin en convoquant tous les colocataires de cette personne qui avaient affiché également des banderoles avec le même slogan en soutien.

L’infraction prétendument commise : « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ».

Après l’entourage du président de la République qui évoquait en mars la « présence thaumaturge » d’Emmanuel Macron lors de ses déplacements, c’est à dire capable de faire des miracles… Voici un procureur qui renoue avec le crime de lèse-majesté et mobilise la police pour faire enlever des banderoles avec ce jeu de mots « Macronavirus » qui vient de la Une de Charlie Hebdo le 29 janvier.

Finalement des banderoles se multiplient un peu partout en France au nom de la liberté d’expression. Mais sommes-nous toujours Charlie ?

Olivier Amiel
Conseiller municipal de Perpignan
Docteur en droit

 

Photos : À toulouse par le Collectif Auto Médi et la Une de Charlie Hebdo du 29 janvier 2020.