En marge de sa visite à Colombey-les-Deux-Églises la semaine dernière, le Président de la République a rabroué des retraités leur expliquant « qu’ils se plaignaient trop ».

Beaucoup y ont vu de l’arrogance, il s’agit surtout d’une confirmation du mépris du chef de l’Etat pour ceux qui ont travaillé et cotisé toute leur vie.

Les retraités ont raison de se plaindre, et même d’exprimer leur colère face à un Président et un gouvernement qui ne cessent de s’acharner sur leur pouvoir d’achat.

Après la hausse de la CSG de 25%, les retraités sont également victimes de la désindexation des pensions sur l’inflation.

Seuls les retraités au minimum vieillesse sont épargnés par cette dernière mesure, ce qui veut dire que 97% seront concernés.

Si on cumule l’ensemble des mesures gouvernementales « anti-retraités » c’est une perte annuelle de 720€ pour un couple touchant 1000€ chacun par mois, une perte annuelle de 1080€ pour un couple touchant 1500€ chacun par mois, et une perte annuelle de 1440€ pour un couple touchant 2000€ chacun par mois.

L’argument avancé par le Président de la République d’une économie liée à la suppression de la taxe d’habitation ne vient pas compenser la perte de pouvoir d’achat des retraités.

Après le 28 septembre 2017, le 15 mars 2018, et le 14 juin 2018, c’est la quatrième fois depuis le début de son mandat que les retraités vont manifester en France ce mardi 9 octobre.

Va-t-il enfin les entendre ?

 

 

Olivier AMIEL
Adjoint au maire de Perpignan,
Politique de la Ville – Logement – Renouvellement urbain