« Il faut « libérer le ciel » à Perpignan. C’est à dire permettre de construire plus haut.

Il y a beaucoup de conservatisme et de peur dans le refus de construire des tours dans nos villes.

Pourtant, l’étalement urbain n’est plus possible, c’est un non-sens environnemental.

Dans les dix prochaines années l’étalement urbain ne pourra être que de 50% de ce que nous avons connu ces dix dernières années sur notre territoire.

Il est temps de permettre des constructions en hauteur mais seulement dans certaines zones bien délimitées avec des règles précises.

C’est ce choix ciblé qu’a fait Barcelone après des années plutôt timides en matière de hauteur des immeubles.

C’est ce que font la plupart des villes en raison de la densité et de ce refus de l’étalement urbain.

Bien pensées, en plus de leur intérêt écologique, les tours peuvent avoir des usages mixtes (logements, commerces, bureaux, hôtels…) et développer un « vivre ensemble autrement » dans une « architecture augmentée » comme l’évoquent les concepteurs de L’arbre blanc à Montpellier.

« Libérer le ciel », c’est donc réduire le non-sens environnemental qu’est l’étalement urbain en permettant dans des zones spécifiques la construction en hauteur d’immeubles beaux et agréables à vivre.

Olivier AMIEL, adjoint au maire de Perpignan