« La vallée de la Têt, à la célèbre et pénible route dénommée encore Route Nationale 116, vit depuis près de deux ans maintenant une situation des plus paradoxales.

Cette voie routière qui irrigue dans les deux sens la zone montagne et la zone plaine a vu son trafic des transports publics augmenter.

Depuis la dramatique journée que nous avons tous en mémoire vive, les trains de la ligne Perpignan-Villefranche de Conflent sont à l’arrêt par décision de justice.

Si on peut concevoir que cette dernière, par l’entremise d’un juge, ait suspendu le trafic de cette voie ferrée, peut-on comprendre que toutes les mesures conservatoires prises dans le cadre de l’enquête obligent encore à arrêter la circulation des trains sur cette importante voie de communication non polluante.

En effet, en nos temps ou la prévention à lutter contre les pollutions engendrées par les moteurs fonctionnant aux énergies fossiles, faire circuler des autobus en remplacement des trains fonctionnant à l’électricité est totalement incohérent. En sus, cette électricité est produite par les usines hydroélectriques de la haute vallée de la Têt, donc totalement écologique. Si un juge considère que les pollutions engendrées par sa décision contestable dans le temps, sont anecdotiques, qu’il le dise.

Mais ce qui est plus étrange c’est le silence des toutes les municipalités desservies par cette ligne SNCF. De Perpignan à la montagne ils seront nombreux à revendiquer en mars 2020 leur attachement à la qualité de la vie de leurs administrés ou futurs administrés dans le cadre de la protection de l’environnement. Mais aujourd’hui leur silence assourdissant est insupportable en la matière.

De Communauté Urbaine en Communauté de Communes les élus de la vallée de la Têt sont tous muets en ce qui concerne le rétablissement de cette ligne non polluante de transports en commun. Leur expression est importante et bien plus porteuse que quelques réactions larvées de mouvements pour la reprise d’activité de la SNCF sur cette voie ferrée.

Mesdames, Messieurs les maires des communes concernées par l’irrigation de la voie SNCF, c’est vous qui êtes mandatés pour représenter vos administrés. Aujourd’hui ne vous dérobez pas ! Demandez, pour le bien écologique commun, le rétablissement du fonctionnement des trains sur cette voie ferrée, refaite complètement il y a peu. Si votre silencieuse inaction devait perdurer, la mémoire prévaudra en mars 2020 ».

 

Lucien BAILLETTE.