« Paris se moquerait-elle du sort de Perpignan ?
Alors que toute la Macronie semble exclusivement concentrée sur l’élection municipale parisienne et de pathétiques histoires qui ne passionnent guère les Français, le Train primeur a gagné le marché de Rungis à vide presque toute la semaine écoulée. Comble de l’absurde, les marchandises ont tout de même été acheminées vers la région parisienne … par la route !

 

Ici, la responsabilité de l’écailler François de RUNGIS n’était pas en cause, puisque ce dernier a donné sa démission. La faute incombe exclusivement à Elisabeth BORNE, ministre des Transports. Elle a, en effet, pris seule la décision de faire circuler le train à vide. Les pouvoirs publics sont alertés depuis plusieurs mois des problèmes que rencontre le Train primeur, qui assure la jonction quotidienne entre la plateforme Saint-Charles de Perpignan et le grand marché de Rungis en région parisienne, sans qu’ils n’aient pu se montrer en capacité d’agir concrètement. Saint-Charles, vous le savez, est notre poumon économique.
Pourtant, le Train primeur sera interrompu, a-t-on appris, jusqu’au premier novembre 2019. Pas de quoi alerter le préfet de la Macronie à Perpignan répondant au nom de Romain GRAU, lequel déclarait que « le Train primeur parte est le signe que la situation est en bonne voie ». Non, la situation n’est absolument pas en bonne voie. Mais c’est bien l’habitude de l’exécutif de nous dépeindre de manière irénique des catastrophes. Le Train primeur est la démonstration des paradoxes et des échecs de la politique menée par Emmanuel MACRON, chez nous soutenue par son ami et camarade de parti Romain GRAU : « en même temps » la destruction du fret et le mépris des objectifs écologiques prétendument poursuivis. La suppression du Train primeur pourrait ainsi jeter 25 000 camions sur les routes tous les ans !
La solution issue de la réunion en préfecture du 17 juillet réunissant l’ensemble des intervenants a d’ailleurs accouché d’une souris et de méthodes qui ne peuvent être que temporaires, puisque la ligne telle que nous l’avons connue ne sera maintenue que douze mois à partir du premier novembre comme évoqué ci-avant. Evidemment, la liaison à vide a été suspendue. Et dire qu’un tel scandale est arrivé parce que le coût du remplacement des wagons vétustes serait « trop élevé ». Ce désengagement permanent de l’Etat et ce double langage coupable doivent cesser. Il est temps qu’il y ait de nouveau un pilote dans le train. Sachez que je ferai tout pour maintenir l’activité économique dans notre ville qui en a tant besoin ».

 

Louis ALIOT,

député de la 2e circonscription des P-O, conseiller municipal et communautaire de Perpignan.