« L’impérialisme turc est plus vivace que jamais, sous l’impulsion d’un homme : le président de la Turquie Recep Tayyip ERDOGAN. Habile et rompu au jeu diplomatique, le président de la Turquie est un nationaliste religieux qui se plait, dès qu’il en a l’occasion, à humilier des Européens naïfs, oublieux de l’Histoire, sinon aveugles. En octobre 2015, il tenait meeting à Strasbourg, devant plus de 12 000 spectateurs issus de la diaspora locale. « Vous êtes des Turcs d’Europe ! », lançait-il à une foule buvant les paroles du grand leader. Provocant, outrancier, sûr de sa force ; ERDOGAN recommandait même à ses ouailles de ne surtout pas s’assimiler et de cultiver leur spécificité culturelle avant de regretter que peu de binationaux franco-turcs ne siègent à l’Assemblée nationale ou au Sénat pour former une véritable cinquième colonne en défendant leurs intérêts communautaires.

Il ira même jusqu’à accuser les Français de génocide en Algérie en disant : « Les Français ont massacré cinq millions de musulmans en Algérie ». Les Pieds-Noirs, harkis et anciens combattants seront ravis de l’apprendre !

Dans le cadre d’un putsch controversé, des purges sans précédent ont été menées en Turquie, au cours desquelles plus de 50 000 personnes ont été arrêtées, et plus de 140 000 limogées ou suspendues. Outre les putschistes présumés, ces purges ont été étendues aux milieux pro-kurdes et d’opposition, visant des juges, des enseignants ou des journalistes. D’après Amnesty, plus de 1 300 associations et 180 médias ont également été fermés.

Mais à Perpignan, existe-t-il un relai de cette mouvance à la fois nationaliste et islamiste ?

La question mérite d’être posée pour ce qui concerne les Pyrénées-Orientales, puisque la ville de Perpignan avait accordé un permis de construire à une association turque pour l’édification d’un bâtiment « permettant la pratique culturelle et religieuse », association dont on aimerait a posteriori et après l’orientation radicale turque actuelle, connaître l’opinion sur le régime islamiste d’Ankara.

Car il faut savoir que l’AKP, parti du Président Turc, s’appuie sur les mosquées turques, mais aussi sur 151 imams détachés par l’État, soit plus que pour l’Algérie et le Maroc réunis. La Turquie s’appuie aussi sur l’idéologie des frères musulmans, qui lui en sont reconnaissants. Leur maître spirituel, le cheikh Youssouf QARADAWI, affirmait en 2014 : « L’union des Savants musulmans a déclaré que le Califat doit être instauré à Istanbul, car elle est la capitale du Califat… La nouvelle Turquie, qui intègre la religion et l’État, l’ancien et le moderne, ce qui est arabe et ce qui ne l’est pas, unit la « Oumma » en Afrique et en Asie, en Europe, aux États Unis et partout dans le monde. L’homme qui a fabriqué cette Turquie est Recep Tayyip ERDOGAN… C’est le dirigeant qui connaît son Dieu, qui se connaît, qui connaît son peuple, qui connaît la « Oumma », qui connaît le monde. Vous avez le devoir de le soutenir, de lui prêter allégeance, et de lui dire : Va de l’avant ! Je prédis qu’il va réussir, avec l’aide d’Allah, car Allah est avec lui, ainsi que l’ange Gabriel et que le Prince des croyants. ».

 

QARADAWI a conclu son discours en déclarant qu’ERDOGAN était son candidat pour être le prochain calife de l’Islam, à savoir le dirigeant politique de la Nation musulmane mondiale.

 

 

De plus, ces derniers jours, les réseaux sympathisants du pouvoir turc en France ont fait retirer les affiches du dernier numéro de l’hebdomadaire Le Point dans les rues du Pontet, ou celles de Valence. Ce qui a provoqué un scandale au point que le Président de la République a dû communiquer sur le sujet. La rédaction du journal a, en outre, subi un véritablement harcèlement, recevant des dizaines de courriers injurieux, pour certains accompagnés d’injures antisémites ou même carrément menaçantes.

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/drome/affiches-presse-retirees-militants-pro-erdogan-kiosquier-valence-choc-1483953.html

 

 

Ces faits m’interpellent donc en ce qu’à Perpignan, une amitié LREM-Turquie semble se dessiner pour qui s’intéresse un peu à ces questions communautaires. En effet, le député En Marche Romain GRAU, a médiatisé une récente visite chez le consul de Turquie à Marseille accompagné, et c’est lui qui le dit, d’un ami, entrepreneur perpignanais d’origine turque et…partenaire politique. Partenaire politique qu’on retrouve dans des activités communautaires religieuses turques. Et c’est sa liberté.

 

Les habitants de Perpignan et du Département souhaiteraient donc savoir ce que pense le député-Conseiller Départemental GRAU, LREM (ex PS, ex UDI, ex Catalaniste, ex LR) du régime islamiste de Monsieur ERDOGAN ainsi que de ces pressions communautaires exercées en France à l’encontre de liberté de la Presse ? ».