« La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté le 8 novembre, un amendement qui privera les jeunes sortant de l’Aide Sociale à l’enfance du versement direct d’une petite somme destinée à leur mettre le pied à l’étrier (amendement déposé par la sénatrice UDI de Mayenne, Elisabeth DOINEAU) .
Je souhaite réagir car nos élites politiques ne prendront pas la défense de ces pauvres victimes, donc je le fais car j’ai été moi-même confronté au placement dans différentes familles et structures sociales.
Ces jeunes n’ont ni famille, ni soutien, ni logement, pour beaucoup d’entre eux et voire même pas de diplômes et ils ne comptent que sur la solidarité nationale !
Ces pauvres jeunes, nés dans notre pays, sont abandonnés par la classe politique.
Depuis 2016, le pécule (qui reste tout de même une somme plus que minime) est versé sur un compte séquestré à la Caisse des Dépôts jusqu’à leur 18 ans, pour leur financer un petit débat d’autonomie, mais en cette période de disette budgétaire pour les Départements, ceux-ci font valoir qu’ils ont besoin de fonds, ce sera donc pour nos jeunes à l’âge de 18 ans un solde de tout compte pour les jeunes placés !
Il est choquant et heurtant qu’en France nous faisions des économies sur le dos des jeunes enfants placés, alors que nous devrions en premier lieu protéger les enfants.
Une fois de plus, nous sacrifions les plus fragiles, nous nous attaquons à présent aux jeunes victimes placées dans des structures qui souvent échouent malheureusement, sans que personne ne réagisse.
J’en appelle au bon sens de nos députés qui liront à nouveau ces amendements lors du retour en lecture à l’Assemblée Nationale.
Nous avons d’autres moyens de faire des économies que de les faire sur le dos de jeunes qui n’ont qu’un seul espoir : s’en sortir ! ».
Jimmy PARADIS 
Cofondateur du Mouvement Désobé!r
Porte-parole du STRASS pour la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée.