– « Force est de constater qu’en deux ans seulement, les rangs des élus FN dans les communes périphériques de Perpignan se sont considérablement éclaircis. Les explications fournies par Louis ALIOT – député européen, conseiller municipal et communautaire FN-RBM de Perpignan, NDLR –  ne sont pas des paroles dignes d’un vice-président de parti politique et tellement éloignées de la réalité qu’elles font office de divertissement.

M. ALIOT se trompe fortement en pensant que les collègues ayant quitté le FN se font de la publicité sur son dos. Quelle publicité d’ailleurs ? L’élu vivant exclusivement de ses mandats électifs, c’est M. ALIOT !, et quelques-uns de ses actuels très proches. Par conséquent, c’est bien lui qui a besoin de publicité pour exister, pas nous.

Autre point de divergence : « KORTáNEK est une ingrate… vilaine fille tout de même ! ». M. ALIOT semble oublier que « l’ingrate » l’a soutenu financièrement dans des moments difficiles où ses chers protégés pointaient aux abonnés absents. Mais je ne développerai pas plus avant ce petit trou de mémoire dû vraisemblablement à un certain énervement de M. le Secrétaire départemental du Front National par intérim.

Là où nous confinons au grandiose est lorsque M. ALIOT prétend que je n’ai pas été retenue aux élections régionales et que je fournissais un travail nul. D’une part, je ne voulais pas figurer sur la liste des régionales, ni en 2010, ni en 2015. J’ai été ulcérée d’attendre six mois pour obtenir une réponse… qui m’a été fournie par voie de presse ! De nouveau, je figurais sur cette liste et c’est moi qui ai demandé le retrait de mon nom puisque j’avais contracté d’autres engagements dans l’intervalle (communiqué du 30 octobre 2015). Je regrette pour M. ALIOT, mais il ne suffit pas de retourner une situation pour lui donner un semblant de vérité.

Quant au « travail nul », cela requiert explication puisque M. ALIOT m’a présentée et soutenue à toutes les élections depuis 2010. Cela signifie peut-être qu’il soumet au suffrage des électeurs des candidats sans aucune compétence ? Il s’agirait alors d’une politique fort peu sérieuse qui le discrédite au passage.

Si nous examinons les résultats, le « travail nul » m’a permis d’être au 2e tour des cantonales de 2011 en duel contre l’UMP avec 40,31% puis avec 43,92% des voix en 2015, réalisant ainsi le 3e meilleur score du département contrairement à ce qu’affirme M. BAUDRY qui n’obtient que 43,19% ! Cerise sur le gâteau : c’est encore ce « travail nul » qui m’a portée au 2d tour des législatives de 2012 alors que « l’inoxydable » secrétaire départementale de l’époque – que personne ne voit jamais sur le terrain ! – se faisait éliminer sans appel dès le 1er tour !

 

Pour conclure sur les législatives de 2012, ce n’est pas M. ALIOT seul qui a décidé de mon désistement, ne lui en déplaise. Cette décision a été prise d’un commun accord car il m’est impossible de faire le moindre cadeau à la gauche.

Quant aux municipales de 2014, je rappelle volontiers à Mme l’Inoxydable et M. le nouveau Conseiller régional qu’ils ne doivent leurs élections (mairie de Perpignan et région) qu’à des scrutins de liste et non sur leur propre nom… avant de se gausser, on procède à un petit nettoyage de printemps devant sa porte !

Pour conclure, M. ALIOT fait de nouveau erreur en parlant des résultats qui se sont améliorés depuis le départ des mauvaises branches de l’arbre… les nouveaux résultats tomberont en 2017 et la chute risque d’être douloureuse ! ».

Irina KORTANEK, conseillère municipale de Bompas, ex conseillère régionale, démissionnaire du FN.