L’excellence française dans les Pyrénées-Orientales, mais à quel prix ?…
Le bon, le beau et la générosité caractérisent notre territoire d’exception. Et, quoi de mieux en ces temps de crise que de voir des accueils paysans se propager sur l’ensemble de notre territoire

 

Le modèle agricole catalan est à l’image des territoires nationaux, il constitue une mosaïque de paysages et d’opportunités, néanmoins « il y a t-il au monde plus petit territoire, qui puisse se féliciter d’avoir une telle diversités d’arboriculteurs, de vignerons, de maraîchers, d’éleveurs et de pêcheurs… ».

Si nos atouts sont incontestables, nous savons aussi que les difficultés perdureront, car le résultat net par actifs ne progresse plus aussi rapidement que la fiscalité et les charges. Nos revenus agricoles n’ont cessé de baisser, alors que la succession des crises, conjoncturelles, structurelles, environnementales et maintenant sanitaires fragilisent nos entreprises.

Actuellement nombreux sont les paysans excédés !
Ces successions de crises imposent de nouvelles mutualisations :

-« Sans partage de prospérité, certaines attractivités disparaîtront et cela ne se fera pas sans conséquences ».

L’enjeu social est au cœur des préoccupations agricoles, il faudrait réduire certaines charges sociales et surtout supprimer celles des plus jeunes, cela limiterait l’embauche des manœuvres étrangères. Mais aussi pour démontrez le volontarisme gouvernemental « Éco responsables » il faudrait des taux de TVA super réduits pour les producteurs vertueux.
« Est-ce qu’un représentant des terres catalanes promu Premier Ministre le comprendra et y changera quelque chose ? »
Si avant de rejoindre la capitale, Monsieur le Premier ministre, Jean Castex, lisait certaines tribunes publiées dans nos journaux locaux, il aurait conscience de certaines difficultés. Mais cela à condition que la douceur des salons parisiens, comme pour ses prédécesseurs, ne lui fasse pas perdre le sens des réalités ?
Prades-en-Conflent, où Jean Castex exerçait son mandat de maire, faisait parti des rares municipalités à maintenir son marché ouvert durant le confinement.
Néanmoins, dans sa ville notre Premier ministre aurait pu depuis longtemps imposer aux producteurs locaux l’appellation « Pays Catalan » ; cela nous aurait depuis longtemps évité des emballages aux couleurs de la Catalogne espagnole qui maintiennent la confusion avec les produits du Pays Catalan (le fameux « Made in France »). Comme au plus haut sommet de l’Etat, l’exemple ne peut pas être l’apanage des tricheries.
C’est en sauvant l’authentification de nos produits et la réduction des prix de revient que nous sauverons nos derniers agriculteurs. Nous ne sommes plus que quelques paysans à s’éparpiller sur les derniers lambeaux de terres de plus en plus hostiles à l’agriculture et à l’alimentation, produites de façon artisanale. Une situation désastreuse, alors que nos symboles de l’excellence française devraient être la préoccupation de nos dirigeants :

-Sans production il n’y aurait plus de marchés alimentaires de qualité,
-Sans marché de producteurs il n’y aurait plus de richesses agricoles et artisanales,
-Sans qualité des produits il n’y aurait plus la même fidélisation des touristes.

« Que ce gouvernement supprime les charges sociales des jeunes salariés, cela sauverait notre patrimoine gastronomique inscrit au patrimoine mondial de l’humanité »… Que nos jeunes soient mieux payés avant que nous perdions l’ensemble de nos savoirs !
Il y a urgence, la Maison France est en décrépitude. Quel sens aurait alors notre distinction à l’UNESCO si nous importions la majorité de nos matières premières et cela alors que le gouvernement précédent avait lancé, en 2017, des États généraux de l’alimentation ? Promesse politique visant à débattre des moyens pour améliorer les revenus des producteurs agricoles… et préserver l’emploi dans l’agriculture. Des promesses, qui une fois de plus, une fois de trop, pourraient être indigestes !

Nous verrons bien si ce gouvernement, sans tapage saura proposer un renouveau plus confortable que le mur que nous avons heurté ?
Il ne faudrait pas que nous en perdions l’espoir !
L’espoir et une chose, mais la réalité en est une autre.

Une situation qui depuis quarante ans ne fait que se dégrader, alors que l’excellence française, aurait dû être l’ADN de l’ensemble de nos dirigeants.

Le gouvernement de Jean Castex, s’il n’en à pas pris conscience, n’a plus que cent jours pour tout changer ou ça pourrait être le chaos !

Hubert Levaufre

 

Le marché de Prades-en-Conflent, commune sous-préfecture où Jean Castex a exercé le mandat de maire.