UN GILET ADAPTÉ À CHAQUE SITUATION

Nos dirigeants politiques savent très bien ce qu’ils font et pourquoi ils le font.

Néanmoins, si la colère ne s’est pas encore exprimée chez certains dirigeants d’entreprises et salariés, c’est peut-être qu’ils n’ont ni le temps ni les moyens d’exprimer leur profonde exaspération des taxes. C’est peut-être aussi qu’ils attendent d’autres occasions.

Quand on lit la revue de presse de la semaine dernière, et qu’on apprend qu’au Congrès des maires de France, Carole DELGA, ancienne ministre du précédent gouvernement, parle d’un « problème entre l’Etat central et sa collectivité », on se croirait dans la tour de Babel.
On peut lire clairement, l’incapacité qu’ils ont à communiquer entre leurs différents étages alors qu’ils ont dirigé la France ensemble.
Avec désapprobation, Madame DELGA rejette l’obligation qu’on lui impose de réduire ses dépenses.

Quand Madame la présidente PS de la Région Occitanie/ Pyrénées Méditerranée évoque les restrictions budgétaires comme des mépris et des incompréhensions entre « l’Etat central » et sa collectivité, quand on lit cela on voit bien que nos dirigeants ne vivent pas avec les mêmes priorités et que l’on a peut-être raison de nous inquiéter et de l’exprimer… et ce n’est peut-être qu’un début.

Pour appuyer son discours Madame l’ancienne ministre du gouvernement HOLLANDE-MACRON, n’hésite pas à reprocher à l’institution gouvernementale de ne plus entretenir des rapports d’écoute et de compréhension vis à vis de son institution.

Ses revendications mêmes légitimes, en d’autres temps auraient pu indigner, mais aujourd’hui l’Etat n’a plus rien à redistribuer. Les français ne s’en sortent plus, ils sont trop nombreux à connaître l’urgence financière.
Le peuple à peut-être acquis une nouvelle conscience ? Le dégagisme précédent oblige à reconsidérer un besoin urgent de cesser l’hémorragie fiscale de cesser de formater les esprits qu’un manque d’argent doit automatiquement créer une nouvelle taxe qui fait que nous sommes devenus le pays le plus taxé au monde.
Il faut cesser que cela se répercute à chaque fois sur un monde salarial et entrepreneurial qui se sent déconsidéré et en colère.

Salariés et/ou petites d’entreprises même si nous produisons la richesse, nous nous faisons « plumer de toute part », jusqu’à ne plus réussir a payer nos charges.
L’Etat n’est plus là pour répondre à ses fonctions premières de rassurer, rassembler, unir ceux qui créent la richesse.

À part pour être contrôlé, plus aucun fonctionnaire ne pénètre dans nos établissements pour apporter le soutien indispensable et nécessaire à notre survie économique.
Nous comprenons très bien, Madame l’ancienne ministre, que chaque manque de moyens a des conséquences, néanmoins il en est de même chez vos contribuables et dans des proportions plus grandes.

Vos besoins gargantuesques de finances publiques, se répercute sur des ponctionnés qui n’en peuvent plus de vos boulimies fiscales.

Vous n’êtes peut-être pas l’Institution la mieux placée pour reprocher à l’Etat d’être centralisateur ?

Néanmoins la colère actuelle, va peut-être vous obliger à être focus pour mieux gouvernez notre grande Région. Le problème, que vous évoquez entre l’Etat central et vos collectivités, d’être infantilisés, instrumentalisés, méprisés, c’est peut-être aussi ce que nous, patrons et salariés, nous ressentons au quotidien.

Madame Delga, soyez attentive, à l’extrême urgence, que nous ne soyons pas conduit dans la rue en tenues professionnelles pour exprimer là cette grogne très audible d’un ras le bol « open-bars fiscaux » qui vous ont tous décrédibilisé de nous avoir « trop et mal » taxé.

 

Hubert LEVAUFRE, dirigeant d’entreprise.