« Les maires et le confinement

Plusieurs maires du département des Pyrénées-Orientales ont réagi aux mesures gouvernementales obligeant les commerces non essentiels à baisser le rideau. Nous ne pouvons que les féliciter pour leur soutien aux commerçants et indépendants qui vont à nouveau se retrouver sans revenus pour faire face à leurs besoins personnels et familiaux, et sans les rentrées d’argent nécessaires à toute entreprise. Car si les salariés, les chômeurs, les bénéficiaires du RSA sont bien soutenus par les aides publiques, c’est loin d’être le cas pour tous les indépendants. Personne ne se demande avec quel argent ils paient leur loyer, leur véhicule et font leurs achats quotidiens.

Nous soutenons donc sans réserve les maires qui ont osé s’attaquer à l’Etat, même si la préfecture a fait casser ces divers arrêtés. Par contre, la surprise est de voir que ni la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, ni le Département des P-O ne les ont soutenus dans leur démarche.

Les diverses élections à venir, le dogmatisme mal placé empêche peut-être de s’allier à des maires de droite ou pire, du RN. Nous apprécierions que la présidente socialiste dudit Département, Hermeline Malherbe, ainsi que la présidente socialiste de ladite Région, Carole Delga, s’intéressent à leur vil peuple et aux petits artisans et échoppiers. Mais du haut de leurs châteaux, préférence est donnée à des causes plus nobles. Il est en effet jugé préférable d’investir nos impôts dans la flotte qui sillonne la Méditerranée pour sauver les migrants. Là, c’est une vraie cause de gauche.

L’avis de l’électeur ne compte pas sur ce sujet. C’est juste une décision dogmatique prise tant que ces dames sont encore au pouvoir. Et personne ne remet en cause ces subventions à des organismes qui par le fait se retrouvent complices, volontaires ou involontaires, de trafiquants d’êtres humains. Parce que c’est cela dont il s’agit : les groupes mafieux de passeurs, s’appuient sur ces sauveteurs pour vendre plus cher leur droit de passage rendu plus sûr, à des populations en demande. Et plus le système fonctionne, plus cette demande augmente et personne à gauche ne se pose la question de cette façon. Etrange.

Il est temps de changer ces élus qui ont oublié qu’ils sont les représentants du peuple, mais de leur peuple. Espérons seulement que les diverses formations de droite ne se feront pas une nouvelle fois la guerre, qui permettrait à ces mêmes équipes de se retrouver aux commandes de la Région et du Département. Nous qui sommes partisans de l’Union des droites, travaillons dans ce sens ! ».

 

 

Henry-Jean Puig

Responsable départemental Debout La France

Président de l’Union pour l’Avenir du Roussillon