« L’élite et le peuple

Un nouveau sondage Ipsos vient de paraître sur la peine de mort. Il révèle que 52% des sondés sont favorables au rétablissement de la peine de mort. Bien sûr de façon exceptionnelle, mais avec la certitude que l’exercer est toujours possible. Avec quelques surprises auprès de l’électorat de gauche : 36% des socialistes, 44% de LFI sont pour ; et jusqu’à 80% à droite, mais là, c’est moins surprenant

 

 

Par contre, quand on écoute les divers intervenants, politiques, personnels de justice, journalistes, ou même simples intervenants, le consensus est là. Il n’est pas possible d’être favorables si longtemps après, au retour de cette pratique barbare, et il est juridiquement impossible de la rétablir.

Quarante ans après, les discours médiatiques n’ont pas changé. On se demande même comment encore il est encore possible d’avoir cette idée.

Mais il faut en retirer les conclusions qui s’imposent. Et en premier que la justice ne correspond en rien avec la vision qu’en ont les français. Elle est parfois punitive, mais peu efficace. Elle est parfois ressentie comme injuste. Mais surtout elle n’exerce plus son rôle de protection pour la société qu’elle doit défendre, et renforce ce « sentiment d’insécurité » si cher à son ministre.

Pourtant nous sommes en République démocratique, et là nous touchons la limite des mots et des actes, les limites du système. Les élus sont nos représentants, mais le sont ils réellement ou de façon théorique. Car ce n’est pas le seul domaine dans lequel cela se produit.

Si l’on regarde la volonté de faire notre grande Europe aussi inhumaine, l’absence de débat sur l’immigration massive depuis 50 ans, tout cela contre l’avis de la majorité du peuple, il est évident que notre république est très loin d‘être une vraie démocratie. Il est temps d’en tirer les conclusions. Il est temps de se poser les bonnes questions et de se demander avec qui les poser.

 

Henry-Jean Puig

Responsable départemental Debout La France 66

Président de l’Union pour l’Avenir du Roussillon