« Marlène SCHIAPPA ou de l’intolérance politique

 

 

Les rumeurs infondées, la manipulation de l’information ou les caricatures sont parfois utilisées et diffusées par certaines personnalités politiques émanant de la majorité présidentielle elle-même car, selon le prince TALLEYRAND : « Si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant ».
Après ses propos soulignant une « convergence idéologique » entre « la Manif pour tous » et les « terroristes islamistes », Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a ainsi ouvert le bal des conjectures inappropriées du fait qu’elles ne sont pas contrôlables par les faits.
Forte de ses convictions idéologiques, la ministre souffle intentionnellement sur les braises ardentes qui fissurent de nos jours la cohésion sociale de la France, laquelle repose sur le respect mutuel, l’acceptation de la pluralité des opinions, des croyances et des origines ethniques.
En jetant ainsi le discrédit sur des personnes qui ne pensent pas comme elle sur des sujets sociétaux, elle ne fait pas preuve de la retenue qui doit animer les principaux ministres de la République dans leurs déclarations publiques. Dans ce cas de figure, où est donc la tolérance ?
De telles polémiques ne sont pas innocentes. D’ailleurs, les propos incendiaires de Marlène SCHIAPPA, furent non seulement examinés et approuvés par Matignon et l’Elysée avant leur publication dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles mais encore, ironie de l’histoire, Nicole BELLOUBET, ministre de la Justice, lors d’un entretien sur LCI sur ce sujet, a tout simplement affirmé que Marlène SCHIAPPA « soulignait un phénomène qui ne peut pas être exclu ».
La déclaration de la Garde des Sceaux confirme que les propos de Marlène SCHIAPPA ne furent pas l’objet d’un écart de langage ou d’un dérapage incontrôlé. Son arrogante intolérance avait donc une volonté de nuire et, par voie de conséquence, d’introduire sciemment dans les débats en cours des assertions inacceptables et inconvenantes.
Evidement, le prélèvement à la source, la hausse de la pression fiscale, la suppression injustifiée de l’impôt de solidarité sur la fortune, les manifestations successives des gilets jaunes, le pataquès qui pèse sur les finances publiques à cause de la suppression irréfléchie de la taxe d’habitation selon un calendrier triennal, les récents soubresauts accablant Alexandre BENALLA, tout cela ne cesse d’irriter l’Elysée et Matignon. Comme quoi, il ne suffit pas de déclarer son intelligence tous les matins en se lavant : mieux vaut conduire les affaires du pays en bonne intelligence. Ni plus ni moins ».

 

Henri RAMONEDA.