Oui bien sûr le maire sortant* est tout à fait en droit et en obligation de faire tout pour porter assistance aux Perpignanais. Mais à TOUS les Perpignanais !… Ceux-là mêmes qui lui ont donné 18% des votes au 1er tour des municipales, mais ils sont donc 82% à ne voir en lui qu’un livreur du Graal de déconfinement.
Cette crise sanitaire est bien trop grave et importante monsieur le maire sortant, pour jouer les « bons samaritains ».
Il y avait tant à faire et il y a tant à partager pour faire de notre ville ce qu’elle aurait du être. Ce n’est vraiment pas quelques masques qui cacheront le manque de moyens, pour la santé, le social, la culture et la démocratie.
Nous espérons, qu’après cette catastrophe, rien ne sera plus comme avant.
On le voit bien, les habitudes prises en matière de circuits courts doivent être valorisées et même amplifiées. Il faudra soutenir dans la mesure du possible, une culture « organique » et raisonnée.
D’autre part, nous voyons dans le contexte de la pandémie l’opportunité et le devoir de rompre enfin avec les fuites en avant du passé concernant l’environnement et la culture notamment.

Notre département vit en grande part de tourisme et les difficultés ne s’accumuleront pas que sur l’hôtellerie, la totalité des festivals qui font vivre la saison sont annulés et les lieux de culture fermés. La culture ne se résume pas au spectacle vivant et au statut des intermittents, nous devons trouver des solutions de remplacement, ou aider ceux qui les ont, à les mettre en œuvre pour soutenir tous les acteurs culturels et de réception touristique dans la séquence que nous traversons. Le temps ou les masques devront tomber est devant nous…

 

Guy Torreilles, responsable MODEM’66

 

*Jean-Marc PUJOL (LR/ Les Républicains), par ailleurs président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM).