« Pierre Aylagas : clap de fin !
Le lundi 13 juillet 2020, soit 11 jours avant la date de son anniversaire, Pierre Aylagas se retire de la vie publique, il tire sa révérence

 

Son dernier mandat, président de la Communauté de Communes Albères-Côte Vermeille-Illiberis (CC-ACVI) prendra fin le lundi 13 juillet 2020. Ce jour là, vers 18h 30, c’est un autre que lui qui sera désigné pour assumer cette fonction.
Le parcours politique de cet enfant d’Argelès-sur-Mer fut à juste titre exceptionnel : conseiller municipal, maire, conseiller général, député, président de la Communauté de Communes et ce bien sûr, pendant plusieurs décennies.
C’est un homme affable, qui noue facilement les contacts et qui aime son village par-dessus tout. Néanmoins, son caractère bien trempé a irrité parfois ses amis et son entourage par quelques prises de décisions fâcheuses et inutiles.
J’en veux pour preuve, l’idée saugrenue de partir tête de liste aux élections municipales de 2014, être élu et abandonner au bout de deux ans seulement son mandat de maire afin de passer le flambeau à un de ses coéquipiers.
Cette décision, pour nombre d’Argelésiens fut incompréhensible et constituait non pas une faute lourde, certes, mais une grave erreur.
Quelques uns, bien entendu, on essayé de l’en dissuader, lui expliquant que cette décision n’était pas légitime, qu’elle n’était pas conforme à la décision des électeurs. D’autres arguments lui furent opposés, sur le comportement du pressenti entr’autres, s’en suivirent même quelques propos, parus dans la presse, peu amènes à son endroit, mais rien n’y fit et le 26 mars 2016 son successeur s’installa dans le fauteuil de maire.
Rapidement Pierre Aylagas a reconnu son erreur et a exprimé ses regrets. Dont acte : « errare humanum est, perseverare diabolicum ».
De plus, ce qu’il ressent comme une trahison de la part de quelques colistiers l’a profondément blessé. Le mensonge a eu cent fois plus de prise sur eux que la vérité. Ceux-là, avaient dépensé beaucoup d’énergie à jouer des coudes avec leurs camarades pour se hisser au rang de factotum de service au cours des mandats précédents mais après cet épisode, ils ont très rapidement changé de cheval pour s’enfuir vers d’autres cieux qu’ils imaginaient plus bleus.

Voilà, cette transmission anticipée, non préparée, qui ne correspondait pas au souhait des électeurs argelésiens, ne peut pas être qualifiée de transmission réussie et c’est un euphémisme. C’est dommage vraiment, mais c’est ainsi.
Il revient à ma mémoire un événement sportif, rugbystique en particulier qui lui aussi pourrait-être associé à une transmission ratée…

Ce jour là, le 26 mars 1966 (cinquante ans jour pour jour avant la transmission de son mandat de maire), sur le stade de Cardiff, Jean Gachassin, remarquable joueur, transmettait le ballon à André Boniface. L’équipe de France était tout près de son premier Grand Chelem. La transmission de la balle, peut-être hasardeuse (comme celle du mandat ?) atterrît dans les bras de Stuart Watkins, le Gallois qui n’en demandait pas tant pour filer vers l’essai qui crucifia les Français (9 à 8) et priva l’équipe de France du Grand Chelem. S’en suivit à l’égard du joueur Gachassin un ostracisme pérenne et sévère non mérité.
Voilà Pierre Aylagas, cette métaphore est à méditer, il n’y aura pas d’ostracisme à ton égard en rapport avec cet épisode malheureux qui aurait pu être évité, mais on ne revient pas sur le passé et la Massane continuera de couler devant l’hôtel-de-ville. Bonne retraite… ! »

 

Georges Tura