« Violences policières !?
Violences de certains policiers !?

 

 

 

Je réagis, après avoir écouté, entendu. Ce débat doit être posé. Le temps presse. Il revêt une importance capitale, pour bien nommer les choses, les événements.
Oui j’ai été «Gardien de la Paix » et responsable national d’un des plus grands syndicat de la police nationale.
J’ai mal à ma France, à ma police nationale en particulier. Cette noble institution représentant l’Etat.
Alors quid des violences policières ?
Ce terme générique, vulgarisé me pose un vrai problème culturel, éthique et déontologique !
Tout d’abord, aucun policier ne rentre dans la Police nationale pour être violent, raciste, casser du noir et de l’arabe.
Pour ma part, ce fut mon credo comme bon nombre de mes camarades.
Alors les «violences policières » termes employés par certains : politiques trop prompts à réagir, médias en mal de sensationnel, citoyens déboussolés… sont et/ ou seraient systémiques (comme certains pesticides), donc monnaies courantes et donc institutionnelles ? Cela vaudrait aussi pour le racisme ?
Non. Je m’inscris en faux.
Nous ne serions plus en démocratie….
Alors, tranquillement posons les « choses ». Comparons, même si comparaison n’est pas raison, les différentes strates de professions, métiers des fonctionnaires et/ ou assimilés comme ceux des travailleurs et employés du privé et du libéral.
« Instituteurs, docteurs, soignants, éducateurs, pompiers, avocats, juges, banquiers, chefs d’entreprises, journalistes, traders, architectes, chefs d’entreprise en agro alimentaires, postiers, politiques, ecclésiastiques, courtiers en assurance, etc. ». Parmi tous ceux qui sont ici cités, des actes délictueux et/ ou criminels sont parfois commis, malheureusement, avec des portées toutes aussi dramatiques que condamnables.
Jetons nous l’anathème pour autant, voire l’opprobre de manière globale ? Non, évidemment.
Pour des cas isolés exécrables, condamnables, la large majorité œuvre au quotidien avec un professionnalisme reconnu et une abnégation à toute épreuve.

La grande majorité des citoyens manifestant n’est pas à jeter aux gémonies à cause de ces blacks blocs aux comportements barbares semant le chaos. Eux doivent être appréhendés (pourquoi n’est-ce pas fait ?). La justice doit passer et les punir sévèrement, sans délai.
Des policiers ont été appréhendés et punis pour leurs comportements intolérables, ceux-là ont sali les nombreuses et nombreux policiers femmes et hommes, nos « Gardiens de la paix », de la Police nationale. Eux, obéissent aux ordres donnés de manière républicaine et déontologique. Eux, ne sont pas aux ordres. Eux, au quotidien, visibles dans toute la France, méritent notre confiance, notre soutien.
Je récuse le vocable « violences policières ».
Je demande humblement à ce que chacun, chacune en responsabilité réfléchisse à parler de « violences de certains policiers ».
Ni la violence, ni le racisme sont systémiques au sein du ministère de l’Intérieur.
Certains citoyens sont racistes, antisémites, adeptes des « ismes » et « phobes », la France l’est-elle pour autant ? Non.
Vaste débat. Sémantique oui, mais politique au sens noble et culturel. Pas seulement policier !
Ne jouez pas avec la Police nationale.
La Police nationale mérite un vrai grand plan de modernisation comme il fut fait dans les années 1980/ 90″.

 

 

Élie Puigmal